Zone de sécurité ...mais pas seulement

Publié le 19/10/2012
J.-P. Kwiatkosski a siégé dix-neuf années au conseil municipal de Florange, tantôt dans la majorité, tantôt dans l'opposition.
Zone de sécurité ...mais pas seulement
Zone de sécurité ...mais pas seulement
J.-P. Kwiatkosski a siégé dix-neuf années au conseil municipal de Florange, tantôt dans la majorité, tantôt dans l'opposition.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 19 Octobre 2012 / THI /

 

 

 

Aujourd'hui, il prend la plume pour revenir sur les problèmes de sécurité soulevés par Philippe Tarillon, maire de Florange. « Au début des années 1990, ces faits ont souvent été banalisés. Au début des années 2000, on opposait, par idéologie, prévention et répression, comme si l'un pouvait exister sans l'autre... Aujourd'hui, la situation s'est dégradée et le maire lui-même alerte sur le manque de moyens de la police. Souhaitons qu'il soit entendu. Pour autant, il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. La présence des forces de l'ordre dans les quartiers est aujourd'hui une nécessité absolue. Il devrait en être de même avec les éducateurs du club de prévention afin qu'ils soient en contact direct avec les jeunes qui posent problème. Dans le même temps, il faut que chacun dans sa vie quotidienne apporte sa contribution : les parents vis-à-vis de leur enfant, les enseignants vis-à-vis de leurs élèves, les policiers vis-à-vis des voyous... Le temps de l'enfant roi ou de l'élève au milieu du système est révolu, c'est une utopie. C'est mal connaître la nature humaine que de croire qu'aujourd'hui on peut tout se permettre, tout avoir sans un minimum d'efforts. Nous avons chacun notre rôle à jouer et c'est trop facile de compter sur les autres pour régler nos propres problèmes. J'ai été président de plusieurs associations sportives sur Florange, j'enseigne dans un lycée professionnel fréquenté par des jeunes en difficultés scolaires, sociales ou familiales et après 33 ans de pratique, j'ai appris qu'il faut être rigoureux dans son action tout en étant juste. Il faut se remettre en question tous les jours car l'acte éducatif est un art difficile, qui ne s'acquiert pas dans l'angélisme.

Et puis tout serait plus facile si chaque jeune pouvait prétendre à un emploi. Le travail reste le meilleur rempart contre la délinquance. En son temps mon père a milité à la CFDT pour améliorer les conditions des ouvriers dans une période de plein-emploi aujourd'hui d'autres se battent pour ne pas se retrouver au chômage et cela depuis 14 mois. Chapeau messieurs, car à travers votre combat c'est aussi une réponse au problème de notre jeunesse. »