« Toujours plus de contractuels »

Publié le 21/01/2012
En cinq ans, le nombre de contractuels est passé de 10 à 25 %. Inadmissible pour les représentants syndicaux du centre hospitalier. Ils ont donc décidé de s'indigner officiellement sur ce qui passe dans les hôpitaux en général et à Remiremont en particulier.
« Toujours plus de contractuels »
« Toujours plus de contractuels »
En cinq ans, le nombre de contractuels est passé de 10 à 25 %. Inadmissible pour les représentants syndicaux du centre hospitalier. Ils ont donc décidé de s'indigner officiellement sur ce qui passe dans les hôpitaux en général et à Remiremont en particulier.

© Vosges Matin, Samedi le 21 Janvier 2012 / Remiremont 
 
Véronique Grossy et Jean-Marie Gousset s'inquiètent du recours toujours plus accru aux contractuels

Jean-Marie Gousset, délégué syndical CFDT, et Véronique Grossy, secrétaire du CHSCT, profitent de cette période des voeux pour faire entendre leurs voix. « Lors des cérémonies de voeux, on nous dit toujours que tout va bien. Mais ce n'est pas le cas. »

Les syndicalistes s'expliquent : « On donne de moins en moins d'argent aux hôpitaux et on diminue le nombre de fonctionnaires. Conclusion, on augmente le nombre de contractuels. » Au 31 décembre 2006, l'hôpital de Remiremont comptait 10 % de contractuels, au 31 décembre 2011, il en comptabilise 25 %.

« On est vraiment indignés, reprennent les représentants syndicaux, car cette situation suscite de nombreux problèmes. » Ils insistent sur la précarité des salariés. « Certains ont des contrats très courts ; d'autres ont déjà signé 30 à 40 contrats successifs. Cette situation touche tous les services, même les services de soins, et tous les grades. »

Les représentants syndicaux CFDT se félicitent de la bonne image de marque de leur établissement, ils apprécient aussi le « bon dialogue social », « mais on n'est pas complètement contents de tout ce qu'on a obtenu. On sait que les règles viennent de tout en haut, mais on n'est pas contents. »

Les représentants CFDT du centre hospitalier, réunis jeudi, aujourd'hui, s'indignent « par rapport à la logique économique et financière qui détruit de plus en plus vite le service public ; par rapport à l'équation nationale : + d'activités = moins de budget ; vis-à-vis de la précarisation des emplois ; vis-à-vis de la dégradation des conditions de travail qui oblige les agents à travailler toujours avec professionnalisme mais avec moins de moyens ; vis-à-vis du manque de considération ressenti par de nombreux salariés quand leurs demandes ne sont pas entendues ; vis-à-vis du manque d'effectif qui entraîne un épuisement professionnel. Hélas, la politique financière menée actuellement s'oppose à une vision humaniste de la prise en charge de la santé de tous les usagers. » Les syndicalistes espèrent que l'année 2012 sera meilleure.

N.B.