1er mai : le travail n'est pas à la fête

Publié le 02/05/2011
1er mai : le travail n'est pas à la fête
1er mai : le travail n'est pas à la fête

Vosges Matin, Lundi le 02 Mai 2011 / Saint-Dié 

 

Personnalités politiques et syndicalistes se sont succédé au micro pour dresser un portrait peu glorieux de la situation socio-économique de la France et de la Déodatie.

« Vous prenez un SMIC à 1040 EUR, vous payer votre loyer 450 EUR, vous mettez votre gasoil pour aller travailler 150 EUR, vous payer votre EDF 100 EUR, votre eau, votre téléphone, votre mutuelle. Dans le meilleur des cas, il vous reste 200 EUR soit 10 EUR par jour. Il est où le respect du travailleur ? Il est où le président du pouvoir d'achat ? On méprise les gens qui travaillent. » Il n'a pas mâché ses mots, Jean-Marie Lalandre, conseiller régional et ex-conseiller prud'homal.

Il n'était pas le seul à avoir le moral dans les baskets hier matin dans le grand salon de l'hôtel de ville. Le maire Christian Pierret et un aréopage d'élus y accueillaient en effet les représentants des différentes forces syndicales de la cité de Jules Ferry. On y fêtait bien évidemment le travail, en ce 1er mai. Mais tous se sont accordés à dire que le travail, lui, n'était pas à la fête. A commencer par Michel Meltz, secrétaire général de l'Union locale CFDT. « Dans nos permanences, on constate que les patrons ne respectent ni les salariés ni les règles. Tout est remis en cause, tout le temps. » Salaires, retraites, galère des jeunes, les différents aspects du monde socio-économique sont passés en revue par les syndicalistes tout autant qu'ils sont attaqués à la hache par le gouvernement et le patronat. Une pilule difficile à avaler, mais avec l'humour dont sait faire preuve le premier magistrat dès qu'on aborde la problématique de la carte judiciaire et de notre bonne Rachida...

L. COSTALONGA