Appel à la grève le 21 janvier

Publié le 16/01/2010
Après la trêve des vacances scolaires de Noël, les syndicats enseignants effectueront leur grande rentrée sociale jeudi prochain. L'occasion pour l'UNSA-Education et le SGEN-CFDT de raviver la flamme revendicative, en dénonçant les atteintes portées au service public.
Appel à la grève le 21 janvier
Appel à la grève le 21 janvier
Après la trêve des vacances scolaires de Noël, les syndicats enseignants effectueront leur grande rentrée sociale jeudi prochain. L'occasion pour l'UNSA-Education et le SGEN-CFDT de raviver la flamme revendicative, en dénonçant les atteintes portées au service public.

Samedi 16 Janvier 2010, © Vosges Matin / VOSGES


Une fois encore les suppressions de postes serviront de fil rouge à cette journée de grève nationale, relayée dans les Vosges sous forme d'un rassemblement prévu à 11 h devant la préfecture. ' Rien que dans le premier degré à l'échelon académique, 80 postes sont amenés à disparaître' , s'insurge Stéphane Daval, le secrétaire départemental de l'UNSA-Education. ' On devrait atteindre le nombre de 540 pour les collèges, les lycées d'enseignement général et les lycées professionnels' . Ironie du sort leur répartition ne sera connue que la veille de la manifestation du 21 janvier. Etienne Zint en charge du SGEN-CFDT, dénonce de son côté le nouveau système de recrutement de niveau master dans les filières d'enseignement et les menaces pesant sur les IUFM. ' Le ministère va envoyer sur le terrain des jeunes sans formation' indique Stéphane Daval. ' Nous en sommes arrivés à un point de non-retour. On enterre tout simplement l'Ecole normale de la 3e République.' Dans ce domaine, le responsable fustige une politique gouvernementale préjudiciable également aux élèves. Mais pour les représentants syndicaux, la disparition des IUFM remet aussi en cause l'avenir des personnels et porte un coup fatal à la formation continue. Pas question par ailleurs pour l'UNSA et le SGEN-CFDT d'accepter la fin de la sectorisation dans le second degré. Concrètement, le choix laissé aux parents d'inscrire leurs enfants dans un établissement qui n'est pas forcément le plus proche de leur domicile, se solde souvent par une ghettoïsation de certains collèges et lycées dits difficiles. ' Nous craignons à brève échéance l'instauration d'une école à deux vitesses' , clament d'une même voix Etienne Zint et Stéphane Daval.