Blocage de l'activité chez Agro-Embal

Publié le 14/07/2010
Le Val-d'Ajol - Hier, les 22 salariés d'Agro-Embal ont pris connaissance d'informations écrites concernant le plan de licenciements économiques dans l'entreprise du Val-d'Ajol.
Blocage de l'activité chez Agro-Embal
Blocage de l'activité chez Agro-Embal
Le Val-d'Ajol - Hier, les 22 salariés d'Agro-Embal ont pris connaissance d'informations écrites concernant le plan de licenciements économiques dans l'entreprise du Val-d'Ajol.

© Vosges Matin, Mercredi le 14 Juillet 2010 / Vosges 
 
Les salariés d'Agro-Embal sont très mécontents des conditions du plan de licenciements dans l'entreprise ajolaise.

Pour l'heure, la direction a proposé trois options, non cumulables : soit une aide à la formation de 1 000 euros, soit une aide à la mobilité sous condition d'être en possession d'un CDD de plus de 12 mois, soit une aide à la création d'entreprise de 1 000 euros sous condition de lancer son entreprise dans les trois mois suivant le licenciement.

Des options qui, selon les travailleurs ajolais, sont loin de répondre à leurs revendications et loin d'être « acceptables » en l'état. C'est pourquoi « l'ensemble du personnel a décidé de bloquer l'entrée de l'usine aux trois salariés qui restaient en activité, et ce jusqu'à ce que la direction vienne sur place pour faire des propositions acceptables », a expliqué un porte-parole de la mobilisation .

Et celui-ci de motiver cette décision : « La direction que nous avons contactée, il y a une semaine, devait nous rappeler pour nous communiquer ses propositions. Or, depuis, elle ne s'est pas manifestée, fait la sourde oreille, et le téléphone reste muet. Nous avons également averti la Direction Départementale du Travail, mais, de ce côté-là, ça n'a pas l'air de bouger non plus ! ».

Alors, déterminé et en colère, le porte-parole a prévenu : « Nous avons décidé de durcir le ton ».

Demain, Christophe Thomas, délégué régional CFDT, sera aux côtés des salariés ajolais afin de les soutenir. Un durcissement des actions est plus qu'envisagé par des salariés d'Agro-Embal désormais excédés.