Difficile d'accéder au centre de Domremy-la-Pucelle hier.

Publié le 07/01/2012
Après avoir été dévié par plusieurs barrages de gendarmerie, il fallait ensuite franchir les postes filtrants mis en place à l'entrée du village.
Difficile d'accéder au centre de Domremy-la-Pucelle hier.
Difficile d'accéder au centre de Domremy-la-Pucelle hier.
Après avoir été dévié par plusieurs barrages de gendarmerie, il fallait ensuite franchir les postes filtrants mis en place à l'entrée du village.

© L'Est Républicain, Samedi le 07 Janvier 2012 / France-Monde

 

Si l'on ajoute à cela que l'annonce de la venue présidentielle dans le pays natal de Jeanne d'Arc n'a été faite que très tardivement, on comprend mieux pourquoi la foule ne s'est pas déplacée en masse à Domremy. Résultat, parmi les 200 ou 300 personnes parquées derrières des barrières installées face à la petite mairie, beaucoup étaient en fait titulaires d'une invitation lancée par la préfecture. Conseillers généraux, maires, adjoints, conseiller municipaux se comptaient par dizaines. Il y avait en revanche bien peu de citoyen lambda. Et encore moins de têtes blondes dans cette marée grisonnante.

Quatre syndicalistes indésirables

Il n'y avait pas de trouble-fête non plus. Sauf quatre syndicalistes de la CFDT avaient fait le déplacement. Trois d'entre eux étaient venus de Bulgnéville pour soutenir le quatrième, Sébastien Grand, délégué syndical à la fromagerie de Xertigny : « J'espère pouvoir dire un petit mot sur notre situation au président. Nous, on dépend d'un groupe qui fait des bénéfices et on perd 128 emplois sur 162. Il n'y a pas que SeaFrance. L'État doit nous aider ». Cette phrase tout juste prononcée, les quatre CFDT ont été discrètement conduits à l'écart par les services de sécurité... près d'une heure avant l'arrivée du chef de l'État. Encerclés de CRS derrière une haie, ils n'ont rien vu de la visite présidentielle et ils n'ont pas approché Nicolas Sarkozy. Ils ont été « relâchés » plus de 15 minutes après que le président a quitté Domremy. Un peu plus amers encore.

Alix DROUIN-ENGLINGER