Education : appel à la mobilisation en faveur de l'Ecole

Publié le 23/09/2011
« Le dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de service public. » Tout est dit, mais les dés ne sont pas jetés pour autant selon l'intersyndicale vosgienne de l'Education nationale.
Education : appel à la mobilisation en faveur de l'Ecole
Education : appel à la mobilisation en faveur de l'Ecole
« Le dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux met l'Ecole publique à genoux, ne lui permettant plus d'assurer ses missions de service public. » Tout est dit, mais les dés ne sont pas jetés pour autant selon l'intersyndicale vosgienne de l'Education nationale.

© Vosges Matin, Vendredi le 23 Septembre 2011 / Vosges

 

 

L'intersyndicale de l'Education nationale des Vosges lance un appel à la mobilisation mardi prochain. (Photo J.A.)

Pleine d'espoir, l'organisation, qui rassemble le SNUipp- FSU, le SGEN-CFDT, l'UNSA, la CGT et la FCPE, appelle à une journée de mobilisation mardi prochain, avec rassemblement devant la préfecture à 14 h 30, pour « lutter contre la détérioration de l'enseignement à tous les niveaux, notent de concert Stéphane Daval (FSU), Norbert Gilet (SNUipp-FSU) et Etienne Zint (SGEN-CFDT). Les équipes éducatives se retrouvent à devoir gérer de plus en plus seules des situations scolaires et humaines complexes, alors qu'une crise sociale touche durement les plus fragilisés, renforçant inégalités, injustices et fragmentations du lien social. »

Les syndicats de l'Education nationale ne tarissent pas d'exemples concrets sur des situations autrefois simples, comme l'exemple de cette professeur des écoles qui, après avoir enseigné près de dix ans dans l'ouest de la France, a souhaité revenir dans les Vosges auprès de son conjoint et de ses trois enfants. En disponibilité pour la deuxième année consécutive, elle essuie depuis plus de trois ans des refus de mutation - ce qui n'empêche pas certaines classes vosgiennes d'afficher une surcharge d'effectif - et s'est résolue cette année à des « petits boulots » pour ne pas rester inactive et avoir une rémunération.

La suppression de 14 000 postes d'enseignants, une scolarisation à 2 ans en chute libre, des suppressions de postes qui entraînent une surcharge des effectifs, une intégration au rabais des élèves handicapés, la démolition de la formation initiale des enseignants, un recrutement en baisse (67 postes à affectés cette année sur l'académie)... les motifs de mobilisation sont donc légion. Or, expliquent les syndicalistes, « c'est le seul moment où l'on peut peser sur le budget » qui va être voté prochainement... par les parlementaires, y compris vosgiens ! A bon entendeur...

C.B.

 

- Appel à la mobilisation, mardi 27 septembre à 14 h 30 devant la préfecture d'Epinal.