Epinal persiste et signe

Publié le 24/09/2010
Ils étaient près de 5 200 selon la Police et 11 000 selon les syndicats à descendre dans la rue hier après-midi contre la réforme des retraites. Une mobilisation légèrement supérieure à celle du 7 septembre.
Epinal persiste et signe
Epinal persiste et signe
Ils étaient près de 5 200 selon la Police et 11 000 selon les syndicats à descendre dans la rue hier après-midi contre la réforme des retraites. Une mobilisation légèrement supérieure à celle du 7 septembre.

Vosges Matin, Vendredi le 24 Septembre 2010 / Fait du jour

Comme lors de la journée du 7 septembre, les chefs de file syndicaux ont ouvert le cortège.

Salariés du privé comme du public ont réaffirmé leur opposition à toute modification de l'âge légal de la retraite..

La pression de la rue ne faiblit pas. Le rassemblement d'hier a fait le plein de manifestants.

Les pompiers dans la rue

Parmi les manifestants, et c'est rare, il y avait une petite délégation de pompiers professionnels d'Epinal et de Saint-Dié hier. Des soldats du feu particulièrement remontés car la dangerosité de leur métier n'est pas reconnue au niveau de la retraite. « Il n'y a pas de prise en compte du risque. Quand on fait 24 heures de garde, seuls 15,75 heures sont comptées. Huit heures de présence ne sont pas rémunérées », explique Ludovic Durain, du SNSPP. Les pompiers professionnels vosgiens sont allés à la rencontre de l'ensemble des parlementaires ces dernières semaines afin de les sensibiliser au problème. L'un d'entre eux, Michel Heinrich a posé une question écrite à l'Assemblée nationale.

FO en fin de cortège

La manifestation d'hier était naturellement intersyndicale, avec un panel représentatif de l'ensemble des syndicats français, des petits comme la Confédération paysanne aux plus grands comme la CGT ou la CFDT. Cavalier seul comme toujours, la délégation FO occupait la fin du cortège.

Politiques

Le Parti socialiste déjà bien mobilisé lors de la manifestation du 7 septembre a de nouveau fait descendre ses militants dans la rue hier. Ils étaient près de 200 hier après-midi à défiler dans les rues d'Epinal avec une importante délégation déodatienne. De simples militants et des élus Juste derrière, le NPA avait également très bien mobilisé ses troupes.

500 euros

 

Il a eu un succès fou, ce billet de 500 euros à l'effigie d'Eric Woerth distribué hie après-midi par le NPA. Près de 3 000 faux billets sont partis comme des petits pains. Derrière le billet, un slogan : « Woerth, Sarkozy, dehors, parce qu'ils le volent bien ! ».

La place des femmes

Beaucoup de retraités faisaient partie du cortège hier, comme cette infirmière à la retraite avec un drapeau du NPA qui tient à souligner que la cause des femmes n'est pas assez défendue. Car une bonne retraite pour les femmes, c'est aussi une garantie d'indépendance. Ou comme Guy et Francis, qui sont en dispositif DECA, qui leur permet « d'attendre » la retraite après la suppression de leur poste. Ils ont commencé à travailler à 14 ans et le dispositif court jusqu'à 60 ans. Et au-delà se demandent-ils ? Comment atteindre les 62 ans ? C'est toute la question...

Véhiculés

A chacun son moyen de locomotion. Pour cette manifestation la CGT avait choisi de placer au coeur du cortège une antique camionnette de marque italienne placardée du slogan « La solution durable : l'emploi, les salaires, la justice, la solidarité. » La CFDT quant à elle avait opté pour un camion à plateau de conception sud asiatique rehaussé de l'affiche « Non à la réforme injuste. Travaillez plus pour gagner moins. »

 

K.T. et D.B.