Huit départs volontaires chez Bleu Forêt

Publié le 29/03/2012
Vagney. Pour faire face à la conjoncture défavorable qui persiste, Tricotage des Vosges a enregistré début mars huit départs volontaires.
Huit départs volontaires chez Bleu Forêt
Huit départs volontaires chez Bleu Forêt
Vagney. Pour faire face à la conjoncture défavorable qui persiste, Tricotage des Vosges a enregistré début mars huit départs volontaires.

© Vosges Matin, Jeudi le 29 Mars 2012 / Vosges

 

Pour passer ce cap difficile, Tricotage des Vosges a enregistré début mars huit départs volontaires. (Photos d'archives E. Th.)

« Le contexte reste difficile, la crise est là, toujours présente », note le directeur général François Curé qui ne cache pas avoir envisagé un recours au chômage partiel. « Nous avons déposé un dossier, pour être prêts, précise-t-il, mais jusqu'à présent nous en avons utilisé très peu. » De source syndicale, le nombre d'heures consommées serait de l'ordre de 500 depuis le début de l'année (sur les 15 000 autorisées par la Direccte, direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi), chiffre auquel il convient d'ajouter selon Christophe Thomas, délégué régional à l'emploi CFDT, celui des « 36 sorties pour rupture conventionnelle, longue maladie, pour inaptitude à tous postes, etc. ».

Les effectifs de l'entreprise, qui a repris en 2010 la marque Olympia, sont donc actuellement de 232 salariés, tous services confondus. « Cela fait plus de deux ans que nous avons demandé à ce que soit établi un diagnostic d'employabilité dans cette entreprise, comme cela s'est fait dans beaucoup d'autres. Or ce n'est que maintenant, dans l'urgence, que la direction le fait ! » s'indigne Christophe Thomas qui craint un plan de restructuration et déplore que, dans les huit départs volontaires enregistrés ce mois-ci, la pyramide des âges n'ait pas toujours été prise en compte.

De son côté, François Curé assure que la mesure est, dans l'état actuel des choses, tout à fait ponctuelle. Plus que tout, le directeur général de Tricotage des Vosges ne veut pas inquiéter ses détaillants, et tout particulièrement la grande distribution où la place sur les gondoles est non seulement chère et convoitée, mais aussi trop souvent acquises aux propres marques des distributeurs. « C'est un passage difficile dont il faut prendre la mesure, on est très vigilant. Mais non, non, non ! Ces départs volontaires ne s'inscrivent pas dans un plan de restructuration plus large. S'il avait fallu virer quarante personnes pour s'en sortir, on l'aurait fait maintenant. Il s'agit juste de passer un cap difficile. D'ailleurs, pour limiter le chômage partiel, nous avons recours à un plan de formation très important avec à la clef un certificat de qualification professionnelle, pour que les employés aient une reconnaissance du travail qu'ils font, à leur poste. »

En attendant, dans le secteur production de l'usine d'où sortent 25 000 chaussettes par jour (et quelque 6 millions par an), on prépare déjà la collection automne-hver 2012.

C.B.