Journée d'action contre les plans d'austérité

Publié le 13/12/2011
Des rassemblements sont prévus un peu partout en France aujourd'hui afin de manifester contre les plans d'austérité. Dans les Vosges, l'intersyndicale manifeste à 17 heures devant les permanences des députés.
Journée d'action contre les plans d'austérité
Journée d'action contre les plans d'austérité
Des rassemblements sont prévus un peu partout en France aujourd'hui afin de manifester contre les plans d'austérité. Dans les Vosges, l'intersyndicale manifeste à 17 heures devant les permanences des députés.

© Vosges Matin, Mardi le 13 Décembre 2011

Des manifestations auront lieu partout en France aujourd'hui contre les plans d'austérité. Comme ce « flash mob » organisé par la CFDT devant la Bourse de Paris en octobre. (AFP)

Des rassemblements à l'appel des syndicats sont prévus aujourd'hui partout en France contre les plans d'austérité du gouvernement perçus comme « injustes », l'hypothèse de nouvelles actions étant d'ores et déjà évoquée pour janvier en contrepoint du sommet social convoqué par Nicolas Sarkozy. La mobilisation vise à « interpeller » le gouvernement et les élus pour leur dire que l'austérité « n'est pas la solution à la crise », qu'il risque « d'entraîner la récession » et qu'il « fait porter les efforts sur les salariés » en « creusant les inégalités ».

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a affirmé hier que la mobilisation intersyndicale prévue aujourd'hui dans tout le pays contre l'austérité visait à dire aux élus qu'ils faisaient « fausse route » et risquaient d'amplifier la crise sur la voie d'«une récession ».

Évoquant les rassemblements et manifestations prévus par l'intersyndicale, M. Thibault a indiqué sur RMC que cela visait à « dire aux élus : non, vous faites fausse route ».

« Ces mesures anti-sociales non seulement ne vont pas résoudre la crise mais elles vont amplifier les facteurs nous menant à une récession », a-t-il ajouté.

Le leader de la CGT a admis que malgré un « fort mécontentement », les Français n'étaient pas forcément prêts à descendre en masse dans les rues.

Selon lui, cela peut s'expliquer par le fait « que le chef de l'Etat, à maintes reprises, n'a pas voulu prendre la mesure du mécontentement social qui s'est exprimé sur plusieurs dossiers phares », comme celui des retraites, rappelant que la réforme avait été adoptée en 2010 malgré la mobilisation de millions de salariés.

« Il y a une difficulté à créer un cadre collectif parce qu'il y a du doute sur notre capacité aux uns et aux autres à être entendus », a-t-il souligné, ajoutant : « demain, je ne sais pas combien nous serons, mais nous y serons, et nous continuerons ».

Après l'annonce début novembre par le Premier ministre, François Fillon, d'un deuxième plan de rigueur, l'intersyndicale -- CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa -- avait lancé un appel à des mobilisations aujourd'hui partout en France.

Concernant le sommet social, convoqué par le président Nicolas Sarkozy en janvier, et auquel la CGT participera, M. Thibault s'est interrogé sur « les points véritablement discutables à l'occasion de ce sommet, sachant qu'il est programmé quelques mois avant l'élection présidentielle ».« Je pense que ça participe aussi d'un exercice de candidat qui n'en est pas tout à fait un », a relevé le responsable syndical.

Le Parti socialiste, le Front de gauche et le NPA ont apporté leur soutien à ces manifestations.