La rentrée du conseil de prud'hommes

Publié le 17/01/2010
Une nouvelle présidente a été élue à la tête du tribunal déodatien qui fonctionne bien dans un contexte pourtant délicat.
La rentrée du conseil de prud'hommes
La rentrée du conseil de prud'hommes
Une nouvelle présidente a été élue à la tête du tribunal déodatien qui fonctionne bien dans un contexte pourtant délicat.

Dimanche 17 Janvier 2010, © Vosges Matin / SAINT-DIE-DES-VOSGES


Les représentants de la CGT, de la CFDT et de FO n'ont pas pu lire leur déclaration durant la rentrée solennelle. Ils l'ont donc exprimé après la cérémonie.

À l'instar du tribunal de grande instance, le conseil de prud'hommes a ouvert solennellement l'année 2010 vendredi après-midi. Avec une satisfaction à la clé : celle d'abord de ne pas disparaître de la carte judiciaire, mais aussi, souligne celle qui fut sa présidente en 2009 et 2007 et vice-présidente en 2010 et 208, Anny Wenger 'de fonctionner de mieux en mieux puisque les statistiques de l'année démontrent que la durée de traitement des affaires a fortement diminué'. Vendredi matin, l'assemblée générale statutaire a procédé aux élections du président et du vice-président. C'est Pierrette Martin (CGT), issue du collège salarié qui a été élue et qui succède donc à Anny Wenger, représentant le collège des employeurs. Au cours de l'audience, en présence des personnalités, des représentants de la CGT, de FO et de la CFDT ont sollicité une intervention. Une demande rejetée par le procureur, ni le protocole, ni le code civil ne prévoyant une telle prise de parole. Fâchés de ne pouvoir s'exprimer publiquement, les syndicalistes se sont exprimés à l'extérieur du tribunal, souhaitant alerter l'opinion 'sur les très graves menaces qui pèsent sur notre juridiction.' D'une voix, la CGT, la CFDT et FO revendiquent 'l'abandon des mesures réformant la procédure prud'homale et de toute limitation du temps d'activité imposée aux conseillers prud'homaux. Le maintien de la conciliation et d'une procédure orale, gratuite, sans formalisme ni assistance obligatoire par un avocat. L'élargissement des prérogatives des conseils de prud'hommes, le droit à l'intégration des salariés licenciés illégalement. L'augmentation sensible des moyens des conseils, des personnels des greffes. Le respect des conseillers et l'amélioration de leurs droits à la formation, à la documentation et la reconnaissance du rôle des syndicats dans l'accueil, l'information, la défense des salariés. La réforme de l'aide juridictionnelle.'