Le "oui mais" des salariés de Nestlé Waters

Publié le 16/03/2010
Vittel La fusion des deux unités de production d'eaux minérales de Vittel et Contrexéville en 2005 imposait de créer un nouveau statut commun aux salariés des deux sites.
Le "oui mais" des salariés de Nestlé Waters
Le "oui mais" des salariés de Nestlé Waters
Vittel La fusion des deux unités de production d'eaux minérales de Vittel et Contrexéville en 2005 imposait de créer un nouveau statut commun aux salariés des deux sites.

Mardi 16 Mars 2010, © Vosges Matin / VOSGES 

Avant de passer à la signature de ce document de 108 pages fixée au plus tard le 15 mars, les deux syndicats majoritaires de la structure, la CGT (51 %) et la CFDT (42 %), accompagnés de la CGC ont informé les salariés des modifications imposées par le nouveau statut et ont décidé d'instaurer un référendum. Celui-ci a eu lieu sur quatre jours et a rendu son verdict dimanche soir. Et sans grande surprise, le oui l'a emporté nettement avec 79,2 % des voix, la participation s'élevant quant à elle à 74 % soit 966 votants. Plutôt logique en effet, selon les représentants syndicaux, puisqu'en cas de refus le spectre d'une convention collective moins avantageuse planait sur les salariés, tout comme la remise en cause de la GPEC qui aurait pu se muter en plan social, transformant ainsi les départs volontaires en départs forcés. Ce qui faisait dire hier soir au délégué CFDT, Eric Péry : ' Malgré ces résultats, il ne faut pas croire que tout le monde est content. En votant 'oui', les salariés ont juste choisi une version sécurisée, une certaine assurance sur le maintien de certaines dispositions. Nous avions le couteau sous la gorge. En cas de victoire du 'non', nous tombions dans le vide juridique le plus total, ils auront certainement préféré opter pour ce seuil de sécurité. ' Un avis que partage en grande partie Stéphane Cachet, délégué CGT : ' Nous allons respecter la décision des salariés. Il y avait une telle menace et un tel chantage de la direction qu'il n'y avait certainement pas d'autres solutions. À nous désormais d'aller chercher d'autres choses au fil du temps avec les salariés. ' 

La restructuration est en marche 

De son côté, la présidente du site vosgien de Nestlé, Véronique Fontaine-Heim, visiblement ravie des résultats, y voit là une première étape dans le redressement de l'entreprise : ' Il y a eu un dialogue, un partage des objectifs, ce qui est essentiel pour mettre en place notre projet et afin de répondre aux nouvelles contraintes du marché. Ce nouveau statut était un des piliers de notre projet. Désormais, il nous faut continuer à dialoguer pour signer l'avenant à la GPEC et traiter du dossier de la réorganisation du travail. Cette vision globale et cohérente à long terme permettra d'assurer la pérennité du site. ' Les nouvelles bases étant adoptées, la restructuration risque donc de s'intensifier dans les prochains mois. À suivre donc... 

Séb.C