Le secteur sanitaire et social doit anticiper

Publié le 12/10/2012
La journée sur la sécurisation des parcours professionnels organisée hier à Epinal par la CFDT santé-sociaux est une première étape essentielle dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
Le secteur sanitaire et social doit anticiper
Le secteur sanitaire et social doit anticiper
La journée sur la sécurisation des parcours professionnels organisée hier à Epinal par la CFDT santé-sociaux est une première étape essentielle dans la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

© Vosges Matin, Vendredi le 12 Octobre 2012 / Vosges

Différents acteurs des secteurs sanitaire, social et médico-social sont intervenus au fil des tables rondes.

Le public a répondu largement présent à cette première journée organisée par la CFDT sur le thème de la sécurisation des parcours professionnels. (Photos Philippe BRIQUELEUR)

Le chantier auquel a décidé de s'attaquer la CFDT santé-sociaux, en lien avec les autres secteurs du syndicat, est vaste. La sécurisation des parcours professionnels dans le cadre de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) implique en effet que tous les acteurs de l'emploi se mettent autour d'une même table « pour, à l'avenir, construire des projets territoriaux ensemble », note Patricia Hacquard, secrétaire CFDT santé-sociaux dans les Vosges. Mais pour cela il est primordial d'anticiper, « afin d'éviter le tribunal de commerce ».

Grâce aux différentes tables rondes organisées hier toute la journée au centre des congrès d'Epinal, les différents acteurs de l'emploi dans les domaines sanitaire, social et médico-social ont pu amorcer le dialogue. Un premier pas essentiel car « pour que les projets avancent, il faut qu'il y ait des négociations, même musclées, et que des dialogues sociaux s'engagent », souligne Patricia Hacquard qui a ainsi profité de la présence de la représentante du Conseil général pour réclamer que son syndicat, présent à l'échelle lorraine aux côtés de l'Agence régionale de santé (ARS), participe aux décisions départementales.

Le domaine sanitaire n'est en effet pas épargné et plusieurs signes avant-coureurs incitent les responsables CFDT vosgiens à ne pas voir l'avenir en rose. « Le taux de licenciements économiques est aujourd'hui de 8 %, ce qui n'était pas le cas avant », constate Françoise Favet, secrétaire générale adjointe CFDT. On compte aussi beaucoup de ruptures conventionnelles qu'il n'y avait pas dans ce champ d'activité, et dans certains établissements publics, jusqu'à 25 % de contractuels... » Toutefois, le fatalisme n'est pas de mise. « Il est important de dire que des organisations sont possibles, même s'il y a des restrictions budgétaires. La GPEC peut permettre de faire connaître les compétences des salariés, qui peuvent se projeter, et aux entreprises de créer des filières porteuses d'emploi », souligne Patricia Hacquard, citant les exemples des Thermes de Plombières qui ont mis en place un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et de l'ADAPEI qui prévoit de développer son activité, tout cela dans le cadre de la GPEC. « Il faut anticiper les évolutions, les mutations, les mobilités internes et externes des personnels, qu'elles soient subies ou non. » Cette journée n'était que la première d'une série dont le slogan est : « Aujourd'hui, échangeons ensemble pour la construction de projets concrets, réalisables. »

C.B.