Les papeteries de Docelles arrêtées !

Publié le 10/03/2010
C'est la première fois. Les papeteries de Docelles appartenant au groupe UPM-Kymmene ont été arrêtées, hier, par ses salariés pour protester contre un projet de restructuration.
Les papeteries de Docelles arrêtées !
Les papeteries de Docelles arrêtées !
C'est la première fois. Les papeteries de Docelles appartenant au groupe UPM-Kymmene ont été arrêtées, hier, par ses salariés pour protester contre un projet de restructuration.

Mercredi 10 Mars 2010, © Vosges Matin / VOSGES
 

Le projet de délocalisation en Allemagne des services administratifs est rejeté majoritairement par les salariés docellois. (Photos J. HUMBRECHT)
Docelles Usine bloquée hier à Docelles. La papeterie UPM a débrayé dans son ensemble, une première, pour protester contre la suppression de postes administratifs programmée. Normalement, cette grève ne devrait pas s'inscrire dans la durée. Le préavis avait été lancé mardi par l'intersyndicale du site, menée par Gildas Bannerot (CFDT), Dominique Larrière (FO), Sébastien Saget (Filpac CGT), Patrick Courtois CFTC et le secrétaire du CE sans étiquette Emmanuel Kohler. Au coeur du conflit donc, 8 personnes qui risquent à coup sûr le licenciement : ' Nous sommes contre la suppression de postes. Le service administratif sera entièrement revu. C'est lui qui gère le planning, les commandes et les expéditions', explique Gildas Bannerot. Qui confirme cependant que deux autres postes vont être créés par la direction, que nous n'avons pu joindre hier, pour éditer les bons de transport, ' le reste étant géré depuis Dorfen en Allemagne. C'est une usine de papier fini qui sort plus d'un million de tonnes de papier...', poursuit le syndicaliste. Mais il s'étonne également qu'après les investissements de 26 millions d'euros qui ont été réalisés sur le site docellois, des postes soient mis sur la balance. Menaces sur la flexibilité Derrière, c'est l'organisation de la production qui semble menacée : ' Nous sommes contre cette décision du groupe, explique Sébastien Saget, car nous sommes convaincus que cela sera suivi d'autres. Nous étions flexibles dans notre travail et là, on nous enlève notre flexibilité. A tout moment, on pouvait réagir pour produire à la demande. Si l'organisation s'en va, on ne saura pas où partent les commandes. Elles seront faites ailleurs dans le groupe.' Quant au personnel qui devra quitter le groupe UPM Kymmene, le climat industriel actuel dans la vallée de la Vologne, et au delà, n'est pas au beau fixe : ' Quel reclassement pourra-t-on proposer à ces personnes ? La situation économique du secteur n'est pas des plus florissantes', soupire Gildas Bannerot. Lequel en 33 ans de maison, n'avait jamais vu son usine arrêtée par un conflit social. Triste première... Yannick LOGEZ ylogez@vosgesmatin.fr


 

Yannick LOGEZ