Les syndicats reçus par le député

Publié le 07/09/2010
Plusieurs bus et de nombreuses voitures particulières quitteront ce midi la Déodatie pour conduire leurs occupants à la manifestation départementale contre la réforme des retraites à Epinal (14 h).
Les syndicats reçus par le député
Les syndicats reçus par le député
Plusieurs bus et de nombreuses voitures particulières quitteront ce midi la Déodatie pour conduire leurs occupants à la manifestation départementale contre la réforme des retraites à Epinal (14 h).

Vosges Matin, Mardi le 07 Septembre 2010 / Saint-Dié 

 

Philippe Miot, secrétaire de l'union locale CGT.

 Par deux fois hier, les représentants de quatre syndicats ont été reçus par Gérard Cherpion. Ces derniers, qui ont souhaité rencontrer tous les parlementaires vosgiens avant le début de l'examen du projet de loi, terminaient hier leur tour des Vosges par le député de la deuxième circonscription. « Nous ne voulons pas entrer dans des aspects techniques. Nous avons tenu à dépasser le cadre des retraites et à lui exprimer un ras-le-bol général, les difficultés que les gens rencontrent pour vivre », résume Philippe Miot, secrétaire de l'union locale CGT de Saint-Dié et membre de la délégation également composé de ses homologues de la CFDT, de la CFTC et de la FSU. « On sait très bien qu'on ne va pas faire changer son vote, mais nous voulons au moins que la majorité reste à l'écoute », qu'elle ne passe pas « avec une hache. » Qui plus est dans un bassin d'emploi où le taux de chômage est « le plus fort de Lorraine. »

Le député Cherpion a assuré ses vis-à-vis que le projet de loi examiné à compter de ce 7 septembre n'est pas ficelé, l'élu de la Déodatie précisant avoir déjà déposé trois amendements. A contrario, « il y a des points de la réforme qui ne sont pas négociables », rappelle-t-il. Le report de l'âge légal de départ, de 60 à 62 ans, en est un. Le député de Saint-Dié indique toutefois que le texte qui va l'occuper toute cette semaine ne se résume pas à ce point emblématique ; et que, sur bien d'autres points, lui et ses collègues ont déjà fait passer le message au gouvernement : « Je peux vous dire que ça remonte... »

A la sortie d'une entrevue qualifiée de « constructive » par l'élu, la CGT a expliqué ne pas être opposée à toutes les réformes, « mais à celle-ci, oui. »

Première conséquence de cette rentrée sociale, Gérard Cherpion a été contraint d'anticiper son départ pour Paris, attendu qu'une majorité de cheminots est entrée dans la danse dès hier soir.

Dam.B.