Maintien à domicile

Publié le 27/04/2012
La CFDT remet les compteurs à l'heure
Maintien à domicile
Maintien à domicile
La CFDT remet les compteurs à l'heure

© Vosges Matin, Vendredi le 27 Avril 2012 / Vosges

Souvent pointé du doigt pour avoir signé la très contestée nouvelle convention collective des aides à domicile, le syndicat a fait une mise au point avec les salariés du secteur.

En présence d'une vingtaine d'aides à domicile, la CFDT a expliqué sa position concernant la nouvelle convention collective tant décriée de ce secteur. (Photo Jérôme HUMBRECHT)

Une vingtaine d'aides à domicile étaient réunies lundi aux locaux de la CFDT à Epinal, représentants les trois principales organisations du secteur (ADMR, Adavie, Ares'au). L'occasion de mettre les points sur les I et d'expliquer clairement la position de la CFDT à ses adhérents, et plus largement aux salariés.

Ces derniers, qui totalisent environ 2 000 personnes dans les Vosges, protestent depuis le début de l'année, et l'application d'une nouvelle convention collective. 200 d'entre eux manifestaient ainsi à la fin du mois de mai pour dénoncer la dégradation de leur condition de travail. Ce à l'appel de la CGT, qui désapprouve fortement cette réglementation... et ceux l'ayant signé, CFDT en tête.

Manque d'unité syndicale

« Il a fallu dix ans de négociations pour arriver à cette convention collective qui harmonise le secteur, explique Patricia Hacquard, secrétaire général CFDT Santé-sociaux. C'est une avancée, car avant les salariés n'étaient pas couverts. »

Mais tout le monde ne partage pas ce sentiment. Cette convention appliquée depuis le 1er janvier baisse notamment le montant de la prise en charge des kilomètres parcourus chaque jour ou le nombre de congés d'ancienneté.

« Effectivement la CFDT a signé. Mais c'est le seul syndicat à faire des propositions. L'ADMR voulait supprimer totalement les frais kilométriques. Là, nous sommes parvenus à conserver un remboursement à hauteur de 60 %. Cette convention est un texte de base, amené à évoluer. »

Ce qui n'empêche pas la CFDT de comprendre la grogne : « C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase », reconnaît-on. « Mais on va poursuivre les négociations, assure Sylvie Poirot, la référente maintien à domicile de la CFDT. Notre objectif est de tirer vers le haut pour toutes les catégories de la profession. »

L'indemnisation kilométrique doit ainsi être revue à la hausse et un agrément concernant les jours d'ancienneté pourrait passer prochainement. Le tout avec effet rétroactif.

« Le problème, c'est qu'il n'existe pas d'unité syndicale, reprend Patricia Hacquard. En dix ans de négociation, on aurait pu trouver un meilleur accord. La CGT a attendu la signature pour se manifester dans le département. Elle n'a pas fait valoir son droit d'opposition. Faire la grève, c'est bien, mais après ? Et les tracts contre la CFDT dans le département servent à quoi ? Aux employeurs ! »

Julien PEPINOT