Négociation fleuve chez Nestlé Waters

Publié le 05/12/2009
Le 23 novembre dernier, la direction des embouteillages de Vittel et Contrexéville annonçait, en plus du plan de restructuration déjà en cours, un "dégraissement" complémentaire des effectifs de 234 postes équivalents temps-plein, sur la base du volontariat.
Négociation fleuve chez Nestlé Waters
Négociation fleuve chez Nestlé Waters
Le 23 novembre dernier, la direction des embouteillages de Vittel et Contrexéville annonçait, en plus du plan de restructuration déjà en cours, un "dégraissement" complémentaire des effectifs de 234 postes équivalents temps-plein, sur la base du volontariat.

Jeudi, une première réunion paritaire entre dirigeants et représentants syndicaux a eu lieu pour éplucher les quelque 145 pages du dossier. Sans surprise, ce CE s'est éternisé, syndicats et direction n'ont parcouru que 44 pages de ce plan. 'Nous n'avons discuté que de la partie économique du plan, déjà évoquée lors de la réunion du 23 novembre (voir nos éditions du 24 et 25 novembre), explique Christian Hemonnot, secrétaire général du syndicat CGT de l'entreprise. La deuxième partie -celle des conditions de départs- sera certainement remise à plus tard.' La prochaine réunion a lieu le 8 décembre et devait traiter du second volet, mais vu l'état d'avancement, 'ce sera traité à une date ultérieure' , prévoit le syndicaliste, pronostiquant qu'il faudra deux autres réunions pour rentrer dans le vif du sujet. 'A mon avis, on ne saura rien avant la fin de l'année'. Même constat de la part de la CFDT : 'Nous n'avons abordé que le volet informatif. Le 8 décembre, nous entrerons dans une phase plus technique sur la réorganisation ' , explique Eric Péry, le chef de fil du syndicat. Certaines interrogations demeurent au niveau des syndicats, outre les conditions de départ, la CGT voudrait savoir ce qu'il adviendra de 'ceux qui resteront' et craignent une détérioration de leurs conditions de travail. 'La direction veut augmenter la flexibilité, le temps de travail,... tout est fait au détriment des salariés' , soupire Christian Hemonnot qui préférerait qu'une pause soit marquée sur les plans de restructuration : 'Ne serait-il pas mieux de marquer un temps d'arrêt de deux ans, jusqu'au terme du plan actuel (qui court jusque fin 2011) , le temps de pouvoir analyser la situation et permettre aux salariés de retrouver une stabilité ? Il serait plus intéressant de mettre le budget qui sera prévu pour cette nouvelle restructuration dans la promotion des ventes, notamment à l'export' . Hier soir, la direction restait injoignable. 

J.C.
Samedi 05 Décembre 2009, © Vosges Matin / VOSGES