Novacare : Riboth placé gagnant

Publié le 06/03/2010
Le tribunal de commerce d'Epinal s'est donné jusqu'au 12 mars pour valider les propositions du groupe allemand s'engageant à reprendre 102 salariés de l'usine de Laval-sur-Vologne.
Novacare : Riboth placé gagnant
Novacare : Riboth placé gagnant
Le tribunal de commerce d'Epinal s'est donné jusqu'au 12 mars pour valider les propositions du groupe allemand s'engageant à reprendre 102 salariés de l'usine de Laval-sur-Vologne.

Samedi 06 Mars 2010, © Vosges Matin / VOSGES

 
95 salariés sur les 148 que compte encore l'usine Novacare ont fait hier matin le déplacement au tribunal de commerce d'Epinal. (Photos Joël ALEXANDRE)
 
Rainer G

L'optimisme était de mise hier matin parmi les 95 membres du personnel de l'usine de couches-culottes Novacare de Laval-sur-Vologne ayant fait spécialement le déplacement en car jusqu'au tribunal de commerce d'Epinal. Une audience capitale constituant peut-être l'ultime étape de ce feuilleton social aux multiples rebondissements. Après le récent désistement de deux candidats déclarés à la reprise, l'affaire semblait pourtant très mal engagée. On se souvient que dernièrement l'Alsacien Sabri Mourad et le Suisse Hyga ont préféré jeter l'éponge. A la suite du forfait de ses deux concurrents, ne restait plus en lice que le groupe allemand Riboth. De la couche-culotte à la serviette hygiénique Hier matin, Rainer Güde, PDG de la société employant 125 personnes et dont le siège se trouve à Leipzig, a présenté un dossier qui visiblement a convaincu les juges de l'instance judiciaire. Faisant état d'un chiffre d'affaires annuel de 26 millions d'euros, Riboth qui sous-traite depuis six mois avec Novacare, est l'un des spécialistes Outre-Rhin de la couche-culotte, la serviette hygiénique et les produits spécifiques destinés aux personnes incontinentes. Outre son usine de Leipzig, Riboth possède également une ligne de production en Pologne. Concrètement, Riboth reprendrait 102 des 148 salariés de Laval-sur-Vologne. Dans le même temps, une allocation spécifique de reclassement, d'un montant total de 100 000 euros, serait versée aux 46 membres du personnel sous le coup d'une mesure de licenciement économique (huit cadres, 15 agents de maintenance et vingt-trois ouvriers de fabrication.) Le groupe entend par ailleurs profiter de la proximité de l'entité vosgienne avec son usine mère pour satisfaire la demande du marché allemand. Un impératif pour le dirigeant insistant sur l'évolution constante du créneau de la couche pour bébé. 13 millions de couches-culottes par mois Saluant la compétence du personnel vosgien, Rainer Güde se dit aussi prêt à investir sur le site de Laval-sur-Vologne en modernisant notamment l'outil de travail. Autant de promesses qui bien évidemment devront être suivies d'effet. Selon Christophe Thomas (CFDT) ' Le choix d'un véritable professionnel comme Riboth reste la meilleure des solutions. La tâche s'avère néanmoins difficile quand on sait que Novacare réalisant actuellement un chiffre d'affaires de vingt millions d'euros, devra en comptabiliser dix de plus pour être rentable.' Un salarié confirme. ' Une nouvelle dynamique s'impose alors que Laval-sur-Vologne qui ne fabrique plus que 13 millions de couches-culottes par mois, tourne à 50 % de ses capacités. Je crois fermement en Riboth. De toute manière Mourad ne reprenait que soixante-dix d'entre-nous et Hyga à peine soixante.' De son côté Bruno Herry, secrétaire du comité d'entreprise se ' félicite de l'avis favorable du tribunal de commerce. Tous ces éléments sont plutôt positifs et me font penser que nous allons dans le bon sens', insiste le responsable. Le long suspense prendra officiellement fin vendredi prochain. Selon toute vraisemblance la société Riboth devrait prendre possession de ses nouveaux locaux le 1er avril prochain. Dominique BATTINI