Prud'hommes - Géoparc : trois ex-salariés aux prud'hommes

Publié le 02/06/2011
Saint-Dié - Cinq minutes chrono. Un peu plus qu'il n'en faut pour boucler à bord d'un petit bolide les 2,5 km de l'anneau de Géoparc. Juste assez pour sonner de glas de l'audience de conciliation qui, hier matin au coeur du tribunal de prud'hommes déodatien, mettait aux prises les responsables du site à trois de leurs ex-salariés.
Prud'hommes - Géoparc : trois ex-salariés aux prud'hommes
Prud'hommes - Géoparc : trois ex-salariés aux prud'hommes
Saint-Dié - Cinq minutes chrono. Un peu plus qu'il n'en faut pour boucler à bord d'un petit bolide les 2,5 km de l'anneau de Géoparc. Juste assez pour sonner de glas de l'audience de conciliation qui, hier matin au coeur du tribunal de prud'hommes déodatien, mettait aux prises les responsables du site à trois de leurs ex-salariés.

© Vosges Matin, Jeudi le 02 Juin 2011 / Vosges 

Outre leur passion pour l'automobile, les trois hommes ont en commun la volonté de faire valoir leurs droits en pointant du doigt la manière dont ils ont été remerciés, qui sans motif évoqué, qui pour faute grave. Assistés de Gérard Thiriet, conseiller prud'homal CFDT et de Me Gaëlle Marchal, les ex-employés défendent leurs intérêts face à AB Events, Sarl inscrite au Registre du commerce et des sociétés de Luxembourg.

Une spécificité géographique sur laquelle repose une grande partie du débat et qui a permis à Me Kroell, avocat au barreau de Nancy et conseil de l'employeur, absent, de soulever l'incompétence de l'instance devant laquelle il intervenait hier. Armés du Règlement du conseil européen du 22 décembre 2000 qui entérine en outre les textes de la Convention de Rome de 1980 et d'une jurisprudence conséquente, les représentants des salariés n'ont alors eu que quelques minutes, à l'issue d'une suspension de séance, pour exposer les faits.

Le dossier, dont les ex-employés mesuraient hier seulement toute la complexité est renvoyé au 14 septembre, en audience publique devant le Bureau de jugement. Il appartient d'ici là à Me Kroell d'argumenter et de produire ses pièces avant le 30 juin, les parties adverses bénéficiant alors d'un délai d'un mois pour lui répondre. Confiants même s'ils ont à se défendre à une barre du Grand-duché -- dont le Code du travail est bien moins conséquent en matière de protection du salarié, que les textes hexagonaux -- les ex-employés de ce fleuron de la dynamique touristique déodatienne comptent bien tout mettre en oeuvre pour obtenir gain de cause : une somme qu'ils ont estimée à 183 000 euros, charges sociales non-comprises, soit quelque 250 000 euros.

F.M.-B.