Réforme des retraites - La lutte continue dans les Vosges

Publié le 21/11/2010
Loin de lâcher prise l'intersyndicale vosgienne organise un rassemblement le 23 novembre à Epinal, précédé d'une distribution de tracts dans le centre ville.
Réforme des retraites - La lutte continue dans les Vosges
Réforme des retraites - La lutte continue dans les Vosges
Loin de lâcher prise l'intersyndicale vosgienne organise un rassemblement le 23 novembre à Epinal, précédé d'une distribution de tracts dans le centre ville.

© Vosges Matin, Dimanche le 21 Novembre 2010 / Vosges 
 
L'intersyndicale vosgienne organisera un prochain meeting le 23 novembre place Foch à Epinal.

« La loi sur les retraites a été promulguée en toute hâte par le Président de la République, mais l'heure n'est pas à la résignation ».

Faisant front commun, CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA, viennent de fixer les modalités du prochain meeting organisé le 23 novembre à partir de 16 h 30, place Foch à Epinal. Ce rassemblement devant la préfecture, sera suivi une demi-heure plus tard de l'intervention d'un représentant de chaque organisation syndicale. Toujours à Epinal, des tracts seront distribués dans la matinée entre 11 heures et 12 h 30, au niveau du giratoire du quai de Dogneville et du rond-point de la rue d'Alsace.

Une manière pour les partenaires sociaux de maintenir la pression, alors que pour Stéphane Daval (UNSA) « l'intersyndicale doit continuer à se mobiliser sur le problème des retraites, mais aussi sur la question de l'emploi et des salaires ». Claude Caverzasio (CFDT) évoque de son côté « l'illégitimité d'une loi rejetée par 70 % des Français. »

Solidaires, CGT et FSU argumentent. « Le recul des bornes d'ouverture des droits et de limite d'âge à 62 et 67 ans constitue non seulement une régression sociale sans précédent, mais aussi un non sens en matière d'emploi. Ni les jeunes, ni les seniors n'y trouveront leur compte. »

L'énumération se transforme en cascade de critiques. « En supprimant des dispositifs comme le départ anticipé des mères de trois enfants, le gouvernement réussit le tour de force d'accentuer les inégalités entre hommes et femmes. De plus, les choix retenus n'assurent pas la pérennité financière de nos pensions, puisque déjà en 2013, il est prévu de remettre à plat l'ensemble du système. Enfin, la loi ne règle pas le problème des carrières longues, des années d'études et de la situation des polypensionnés. Elle tourne délibérément le dos au progrès. »

La traduction d'un profond désaccord, qui pour les syndicats, doit se concrétiser par une forte mobilisation le 23 novembre à Epinal.