Reprise des contacts entre Arcapita et Parisot

Publié le 14/01/2010
Si depuis le 14 décembre, une partie des salariés fait désormais partie des effectifs officiels de Nevelt, le sort de Manuest n'est pas pour autant réglé.

Jeudi 14 Janvier 2010, © Vosges Matin / VOSGES / SAINT-NABORD

Et c'est bien ce qui inquiète les représentants du personnel du site de Châtenois. Craignant un éventuel dépôt de bilan, les syndicalistes ont poussé un petit 'ouf' de soulagement en apprenant la tenue lundi d'une réunion rassemblant entre autres Arcapita, actionnaire de Manuest, et la société Parisot qui s'est portée candidate au rachat d'une partie de l'activité de l'usine. ' Le point positif, c'est que le dialogue a repris' , concède Dominique Geoffroy, délégué de la CFDT. ' L'objet de cette réunion était de renouer le contact entre Arcapita et Parisot' qui avait été rompu le 22 décembre. Un objet confirmé par Arcapita : ' Cette réunion avait pour but de favoriser la reprise des discussions entre les acteurs à propos d'une éventuelle reprise par le groupe Parisot .' Hormis la programmation d'une prochaine réunion le 31 janvier, rien ne filtre de ce rendez-vous à Bercy placé sous l'égide du comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). ' Le Ciri a convoqué Arcapita, KingFisher (le plus gros client de Manuest, qui détient notamment Castorama) et Arcapita pour trouver une solution alternative pour l'entreprise', déclare Manuel Macedo, secrétaire du CE. Et d'assurer : ' Castorama comme le CE soutiennent le plan Parisot.' Une solution que chacun aimerait voir aboutir le plus rapidement possible car le site castinien, géré par Arcapita, ne satisferait pas totalement aux exigences de Castorama qui plaiderait en faveur du groupe Parisot. Les négociations vont donc se poursuivre avec cette volonté syndicale partagée par d'autres : offrir un avenir aux salariés de Manuest et sauver l'activité sur le site de Châtenois.

Sophie MAUPETIT


 

Sophie MAUPETIT