Saint-Dié-des-Vosges : Gantois cherche un repreneur

Publié le 07/10/2010
Après la défection d'un actionnaire, l'entreprise est placée en redressement judiciaire. Mais elle espère avec confiance trouver un nouvel investisseur.
Saint-Dié-des-Vosges : Gantois cherche un repreneur
Saint-Dié-des-Vosges : Gantois cherche un repreneur
Après la défection d'un actionnaire, l'entreprise est placée en redressement judiciaire. Mais elle espère avec confiance trouver un nouvel investisseur.

 

(Photo Jérôme HUMBRECHT)

Les représentants du comité central d'entreprise ont assisté aux deux audiences du tribunal de commerce d'Épinal hier matin.

Les salariés ne sauraient manquer le rendez-vous, aujourd'hui, au siège de Gantois, à Saint-Dié. Ils attendent beaucoup de cette rencontre avec les deux administrateurs judiciaires nommés hier par le tribunal de commerce d'Épinal, Me Krebs et Me Abitbol, pour comprendre, mesurer les portées de la décision prise hier matin par le tribunal de commerce d'Épinal : la mise en redressement judiciaire de la société.

Le directeur général Marc Toilier a assisté aux deux audiences aux côtés de ses conseils, ainsi que les représentants du personnel du comité central d'entreprise, MM. Michel Meltz, Alain Mourot, Jean-Pierre Drouan et Franck Doll.

La décision des juges était attendue. Il s'agit plus ou moins d'une étape technique, après le retrait du fonds anglais Sisu capital Ltd. Fonds qui a participé -- sous l'oeil vigilant du tribunal de commerce spinalien -- à une recapitalisation de l'entreprise, avant de se désengager au début de cet été.

Le départ de l'actionnaire a mis fin, de facto, au plan de continuation. Et contraint Gantois, à la demande du mandataire, de repasser devant le tribunal de commerce. Sa décision est assortie d'une période d'observation de 6 mois et la nomination de deux administrateurs, Me Krebs (Nancy) et Me Abitbol (Paris). La nouvelle a plutôt été accueillie avec sérénité. Les représentants du personnel, comme le porte -parole de Gantois Guillaume Foucault, ne veulent en aucun cas sombrer dans le pessimisme. « Nous avons du travail, des commandes livrées dans les délais, même si nous nous sommes pris la crise dans la figure » témoigne Michel Meltz (CFDT).

La priorité, ce sont les salaires. À la faveur de la décision d'hier, les émoluments de septembre pourraient être pris en charge par les AGS. Ensuite, il n'est pas exclu que l'entreprise soit dans la capacité d'honorer les paies d'octobre.

L'objectif est plus que jamais de trouver un repreneur d'ici la fin de l'année. Quatre candidats sérieux se seraient d'ores et déjà manifestés. Deux émanant du secteur de la finance, deux autres du secteur industriel.

À la demande de l'entreprise, le dossier Gantois devrait être réexaminé d'ici un mois devant le tribunal d'Épinal. Pour permettre d'avancer sur l'examen des offres de reprises. En Déodatie, les élus et les pouvoirs publics ne restent pas inertes : Gantois compte 575 salariés, dont environ la moitié à Saint-Dié. Mais le temps finit par être long chez certains salariés, l'entreprise spécialisée dans la tôle perforée est dans le doute depuis 2003.