SDMA : le combat continue

Publié le 04/03/2010
Convaincus que la liquidation judiciaire de leur entreprise a été "orchestrée", des anciens salariés ont décidé d'engager une action en justice. Ils ont alerté le préfet et le procureur de la République.
SDMA : le combat continue
SDMA : le combat continue
Convaincus que la liquidation judiciaire de leur entreprise a été "orchestrée", des anciens salariés ont décidé d'engager une action en justice. Ils ont alerté le préfet et le procureur de la République.

Jeudi 04 Mars 2010, © Vosges Matin / LOCALE ST DIE / LOCALE-ST-DIE

Depuis le mois de septembre 2009, des salariés émettent des doutes sur les difficultés réélles de leur entreprise. (Archives)
Ils ne sont plus qu'une poignée. Mais ils gardent une détermination sans faille. Plusieurs ex-salariés de l'entreprise SDMA industrie, cette société de mécanique de précision placée en liquidation judiciaire en novembre dernier, ont décidé de poursuivre le combat. Dans une note adressée au préfet, mais également au procureur de la République et au maire de Saint-Dié, un collectif d'anciens salariés revient sur les circonstances de la disparition de leur entreprise. Tout en dénonçant les conditions dans lesquelles s'est opérée sa fermeture. Cette lettre vient en écho avec une motion signée dès le mois de novembre dernier par le conseil municipal de Saint-Dié. Les élus, qui avaient reçu une délégation de salariés en séance du conseil, avaient tenu à alerter le préfet à propos de ce dossier jugé 'scandaleux 'par Pierre Leroy, l'adjoint aux affaires économiques. La réaction de l'élu, était en phase avec celle de deux leaders de la CFDT, qui ont invoqué une 'escroquerie sociale'. Pour Michel Villaume et Gérard Thiriet, la liquidation judiciaire pouvait être évitée. 'Celle-ci a été orchestrée de bout en bout. Nous aurions pu croire qu'il y avait une sensibilité sociale, or ce type de patron utilise les limites de la légalité pour agir.' Tandis que certains salariés sont aujourd'hui pris en charge dans le cadre du contrat de transition professionnelle, plusieurs d'entre eux ont pris attache avec Me Gérard Welzer, qui a accepté de les conseiller. Dans un courrier adressé au préfet, les salariés justifient leur action autour de deux sentiments : selon eux, 'l'opération de liquidation aurait été orchestrée par l'actionnaire de l'entreprise. Ils reprochent également au tribunal de commerce d'Épinal d'avoir en quelque sorte bradé la société. L'action est engagée tandis que les ex-SDMA ont eu l'occasion de revenir une ultime fois dans leurs locaux il y a peu, lors de la vente aux enchères de tout le matériel de l'entreprise. L'épilogue d'une disparation qui aurait pu être évitée, estiment les salariés. Ph.C.


 

Ph.C