Social : le ras-le-bol des secteurs « santé et social »

Publié le 16/03/2011
La CFDT Santé-sociaux des Vosges lance un appel à la grève le 22 mars prochain à propos des conditions de travail fortement dégradées.
Social : le ras-le-bol des secteurs « santé et social »
Social : le ras-le-bol des secteurs « santé et social »
La CFDT Santé-sociaux des Vosges lance un appel à la grève le 22 mars prochain à propos des conditions de travail fortement dégradées.

Vosges Matin, Mercredi le 16 Mars 2011 / Vosges

La CFDT Santé-sociaux dénonce les conditions de travail très dégradées dans ce secteur et appelle à manifester à Epinal et Vittel. (Photo Cédric COSTER)

Epinal

La CFDT Santé-sociaux lance un appel à la grève, le 22 mars prochain, dans tous les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux afin d'attirer l'attention du public et des directions sur la situation de ces secteurs.

Notamment au niveau des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, aux dires des délégués syndicaux présents autour de la table, hier matin. « Dans le public, on met en place le plan de retour à l'équilibre qui signifie un non-remplacement des départs en retraite et un non-renouvellement des CDD. Pour nous, c'est un plan social déguisé », dénonce Patricia Hacquard, secrétaire générale CFDT Santé-sociaux.

« Dans les établissements, on travaille à l'envers, on compte les soignants et on divise la charge de travail », poursuit Evelyne Meyer, responsable du secteur privé CFDT Santé-sociaux. « L'augmentation du stress, l'usure générale physique et morale des soignants... les directions n'en tiennent pas compte », ajoute-t-elle.

C'est pour toutes ces raisons que l'organisation syndicale appelle à manifester, mardi 22 mars. Le rassemblement se fera en deux temps et en deux lieux, à 9 h devant les locaux de l'Adapei d'Epinal et à 13 h 30 devant le centre hospitalier de Vittel.

« Ce qui est grave, c'est que ça n'a l'air d'inquiéter personne. On interpelle tout le mon de (Conseil général, inspection du travail...) et on n'a que des réponses bateaux », insiste Marie-Jeanne Thimont, déléguée syndicale à l'Adapei.

Ou alors on en arrive à des situations ubuesques comme ce qui se produit à la maison de retraite d'Essegney. Il s'agit du cas d'une salariée, également déléguée syndicale, qui se dit victime de harcèlement moral. Là, le syndicat vient de demander la résolution judiciaire du contrat de travail, aux torts exclusifs de l'employeur, devant les prud'hommes. Christophe Thomas, secrétaire général de la CFDT, réclame aussi la démission du président du conseil d'administration, Gilbert Didierjean, qu'il qualifie « d'incompétent ».

C.C.