Toujours la pression

Publié le 24/11/2010
Epinal : une centaine de manifestants se sont retrouvés, hier soir, devant la préfecture pour une nouvelle fois, demander une révision de la politique gouvernementale en matière de retraite notamment.
Toujours la pression
Toujours la pression
Epinal : une centaine de manifestants se sont retrouvés, hier soir, devant la préfecture pour une nouvelle fois, demander une révision de la politique gouvernementale en matière de retraite notamment.

Vosges Matin, Mercredi le 24 Novembre 2010 / Vosges

 

Une centaine de manifestants sont retournés battre le pavé, hier, devant la préfecture d'Epinal. (Photo P.G.)

A leur tête, une intersyndicale constituée notamment de l'UNSA, de la CGT, de la FSU, de la CFDT et de Solidaires. Pour Stéphane Daval, de l'UNSA, « le gouvernement a peut-être gagné une bataille légale mais cette réforme des retraites reste illégitime pour les salariés. On va donc continuer à se battre. » Même programme pour Denis Schnabel de la CGT : « C'est symbolique. On veut continuer à montrer qu'on est contre. La loi entre en vigueur le 1er juillet et rien n'est réglé. D'ici là, on peut encore faire bouger les lignes. »

La retraite n'est pas le seul dossier qui a fait sortir les syndicalistes dans la rue, hier. Eric Balaud, de Solidaires, a souhaité alerter sur les projets du gouvernement en matière fiscale : « Le financement de la Sécurité sociale, la suppression de l'ISF, la réforme fiscale... Rien n'est juste. Le gouvernement veut des assurances obligatoires et ne pas mettre en jeu la solidarité nationale pour la dépendance notamment. Il faut changer la loi pour leur financement. Les salaires n'augmentent pas, ce sera dur d'avoir de meilleures recettes. »

Du côté de la CFDT, on cherchera à retourner sur ses bases. Claude Carvezasio va aller au contact des salariés pour expliquer encore et toujours sa vision de la réforme des retraites : « On ne lâchera pas jusqu'aux présidentielles. Chaque candidat devra s'engager sur ce dossier. Dans la loi pour la retraite, il est dit que l'on devra se revoir au début 2013. C'est déjà avouer que le projet n'est pas bon. »

Y.L.