Une nouvelle adresse rue Emile-Klufts - Les syndicats bien dans leurs murs

Publié le 24/01/2011
Quittant le centre-ville, la Maison des syndicats se trouve désormais dans l'ancienne école élémentaire Vincent-Auriol à Kellermann. Les organisations représentatives ont pris possession de leurs clés hier matin.
Une nouvelle adresse rue Emile-Klufts - Les syndicats bien dans leurs murs
Une nouvelle adresse rue Emile-Klufts - Les syndicats bien dans leurs murs
Quittant le centre-ville, la Maison des syndicats se trouve désormais dans l'ancienne école élémentaire Vincent-Auriol à Kellermann. Les organisations représentatives ont pris possession de leurs clés hier matin.

© Vosges Matin, Dimanche le 23 Janvier 2011 / Saint-Dié 
 
Le maire a inauguré hier la Maison des syndicats. (F.S.) 

 
Des représentants des différentes organisations syndicales étaient présents hier pour la remise des clés. 

Fini la rue de la Meurthe. La Maison des syndicats change d'adresse et se trouve dorénavant rue Emile-Klufts au 2e étage de l'ancienne école élémentaire de garçons Vincent-Auriol à côté de l'espace Gérard-Philippe. Un ascenseur a été installé pour les personnes à mobilité réduite. Pour le grand public et les utilisateurs, une signalétique devrait être installée prochainement afin de faciliter son identification dans le paysage. Son inauguration suivie de la remise des clés aux cinq organisations représentatives présentes dans ses murs (CFE-CGC - CFTC - FO - CFDT - CGT) s'est déroulée hier midi en présence du maire Christian Pierret accompagné des membres du conseil municipal et des habitants riverains. La cérémonie officielle s'est déroulée dans les locaux impartis à la CGT. Sur le pallier, deux panneaux illustrés de plusieurs photos permettaient de faire une comparaison entre l'ancienne et la nouvelle Maison des syndicats. Le bâtiment de la rue de la Meurthe a accueilli en son temps l'école de garçons du faubourg Saint-Martin à partir de 1859 puis le collège Jules-Ferry de 1903 à 1914 et la bibliothèque municipale de 1925 à 1966. Des travaux y avaient été entrepris dans le passé. « Ce local qui a marqué l'histoire de la ville du XIXe siècle présentait des structures et des commodités assez vétustes », souligne le premier magistrat. « Nous avons décidé de donner un espace plus grand, plus moderne, plus fonctionnel destiné aux organisations syndicales et à leurs missions dans un contexte économique difficile. Vous bénéficiez de commodités annexes comme des salles de réunion à Kafé pour regrouper les adhérents et sympathisants. » En tout ce sont près de 700 000 euros qui ont été engagés pour la réhabilitation de ces anciens locaux scolaires dont 200 000 euros de travaux effectués rien que par les services techniques de la Ville dans un souci d'économie d'énergie et de développement durable. 

« Nous avons besoin des organisations syndicales, de leurs expressions et de leurs propositions pour la défense des salariés et des travailleurs. Vous l'avez prouvé lors des manifestations pour la réforme des retraites. » A l'issue des discours, les représentants des différentes organisations ont pris possession de leurs clés et ont entrepris une visite des lieux. De petits ajustements devraient intervenir afin de tenir compte des observations formulées. Pour l'heure, la destination de l'ancienne Maison de syndicats n'est pas connue.

Bruno MORVAN

Philippe Miot, secrétaire général de l'Union locale CGT : « Nous apprécions à sa juste valeur les travaux qui ont été effectués par la Ville. Nous bénéficions de locaux fonctionnels dans un quartier en pleine rénovation.»

Alain Mourot, représentant la CFE-CGC : « Le taux de syndicalisation est faible. Les salariés se tournent vers nous que lorsqu'ils ont des problèmes.»

Michel Meltz de la CFDT : « Nous sommes contents de la qualité de l'engagement de la ville. L'activité syndicale est de plus en plus difficile dans les entreprises. On a du mal à faire notre travail. On ne nous laisse pas faire notre mandat. Les moyens mis à disposition sur Saint-Dié peuvent permettre de réenclencher le mouvement et de faire venir les gens vers nous et pas seulement quand la situation est catastrophique.»

Hervé Courrier de FO : « Le dialogue social n'est pas un vain mot sur Saint-Dié. On nous donne des locaux. Alors que des écoles se meurent, nous prenons possession d'un ancien bâtiment scolaire pour le faire revivre. Nous sommes nous aussi des formateurs. Le mouvement syndical est un instrument d'ascenseur social. »

Bruno Daviller, président des métallos Vosges CFTC : « Nous repartons d'un bon pied dans un bâtiment neuf. »