Une salariée monte au créneau

Publié le 03/10/2012
« Le faste qui entoure les dix ans d'ARES'AU ne doit pas nous faire oublier le sort des salariés, trop nombreux, qui ont été victimes de licenciements abusifs, certains de ces licenciements ont déjà été sanctionnés par la juridiction prud'homale. »
Une salariée monte au créneau
Une salariée monte au créneau
« Le faste qui entoure les dix ans d'ARES'AU ne doit pas nous faire oublier le sort des salariés, trop nombreux, qui ont été victimes de licenciements abusifs, certains de ces licenciements ont déjà été sanctionnés par la juridiction prud'homale. »

© Vosges Matin, Mercredi le 03 Octobre 2012 / Remiremont

 

 

Pendant que l'association ARES'AU fête ses dix années d'existence, l'union locale de la CFDT Remiremont Hautes-Vosges ne peut rester silencieuse et distribue les tracts à tout va. « Nous avons déjà mené plusieurs dossiers aux Prud'hommes, confie Michel Gravier, le responsable juridique du syndicat, pour lesquels l'association a été lourdement condamnée. D'autres salariés ont préféré démissionner plutôt que subir des pressions qui devenaient insoutenables pour eux. »

Les tracts, distribués par une salariée qui a une action en cours devant les Prud'hommes, met aussi en avant « l'absence de dialogue social et un anti-syndicalisme affirmé au niveau de la direction de cette association, qui ne se dément pas, puisque les dernières affaires concernent deux personnes sanctionnées en représailles de leurs appartenances syndicales. » Michel Gravier informe : « Actuellement, deux affaires sont en cours devant le conseil des prud'hommes d'Épinal : l'une concerne une déléguée du personnel élue et l'autre une salariée licenciée pour faute grave sous un prétexte que l'on estime bidon. »

De son côté, Pascal Zaug, le directeur des affaires économiques de l'association ARES'AU, contredit tout ce qui figure dans ce tract. « En réalité, un seul dossier est en cours devant les Prud'hommes et concerne une personne que nous avons licenciée. Et c'est le premier depuis la création de l'association. Il n'y a aucune affaire en cours. » Selon lui, le tract est « très mensonger ». « Nous n'avons aucun dossier quant à une activité anti-syndicale. Nous avons toujours autorisé notre personnel à aller en réunion bien que nous n'en ayons aucune obligation. C'est un peu sévère de considérer notre association de la sorte. À l'association, nous organisons régulièrement des réunions avec nos salariés, on les écoute. Ce tract est exagéré. Je n'y répondrai pas car il émane d'une personne qui réagit par rapport à une situation personnelle. Qu'on la laisse responsable de ses propos. Il n'est pas question de polémiquer. Il ne s'agit pas d'un problème de l'association, mais d'un problème personnel mis sur la voie publique. »

N.B.