« C'est un tour de chauffe »

Publié le 24/03/2010
Plusieurs centaines de milliers de personnes (800.000 selon la CGT) manifestaient hier un peu partout en France contre la politique économique et sociale du gouvernement, à l'appel de la plupart des syndicats qui se disaient « agréablement surpris » par l'importance de la mobilisation, jusqu'ici occultée par les élections régionales.
« C'est un tour de chauffe »
« C'est un tour de chauffe »
Plusieurs centaines de milliers de personnes (800.000 selon la CGT) manifestaient hier un peu partout en France contre la politique économique et sociale du gouvernement, à l'appel de la plupart des syndicats qui se disaient « agréablement surpris » par l'importance de la mobilisation, jusqu'ici occultée par les élections régionales.

Mercredi 24 Mars 2010, © L'Est Républicain / FRANCE MONDE
 

 
A Paris, quelque 60.000 personnes ont marché entre République et Nation.

Les retraites ne doivent pas occulter le reste


Les arrêts de travail qui ont ponctué cette journée d'action interprofessionnelle organisée par la plupart des syndicats ont toutefois provoqué peu de perturbations, exception faite de l'enseignement, de la justice -le Palais de justice parisien a été paralysé par une grève des greffiers- et de la SNCF.
L'approche de la réforme des retraites, désormais confiée à l'ancien ministre du Budget Eric Woerth qui a confirmé le dépôt d'un projet de loi en septembre, semble avoir contribué à la mobilisation. « C'est un tour de chauffe », prévenait dans le cortège bordelais un militant CGT de France Télécom.
Patron de ce syndicat, Bernard Thibault a décrit cette journée comme un moyen de « commencer à peser sur ce rendez-vous ». Pour son homologue de la CFDT François Chérèque en revanche, « il ne faut pas tomber dans le panneau du gouvernement qui veut qu'on ne parle que des retraites » pour faire oublier le reste.
FO avait organisé depuis les Invalides, à Paris, son propre cortège, forcément plus maigrelet, première étape de ce que son secrétaire général Jean-Claude Mailly a appelé « la mère des revendications », le maintien du droit à la retraite à 60 ans.
Les manifestations (180 rassemblements prévus) ont imprégné tout le pays, y compris les petites villes.