« Je veux revoir mes 60 ans »

Publié le 25/06/2010
L'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) renforcéede quelques groupes FO et CFE-CGC a réussi à faire le plein pour « barrer la route » à la réforme des retraites
« Je veux revoir mes 60 ans »
« Je veux revoir mes 60 ans »
L'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa, CFTC) renforcéede quelques groupes FO et CFE-CGC a réussi à faire le plein pour « barrer la route » à la réforme des retraites

L'Est Républicain, Vendredi le 25 Juin 2010 / Ouverture France-Monde

 

Le ministre du Travail , Éric Woerth, a concédé que la participation a été « assez forte ». Photo AFP

La contestation du projet gouvernemental de réforme des retraites a franchi hier un cran, entre 797.000 et près de 2 millions de personnes ayant manifesté à l'appel de six syndicats, plus fort mouvement depuis début 2010. Une semaine après l'annonce des mesures gouvernementales, centrées sur le report à 62 ans de l'âge légal de départ, la CGT s'est réjouie qu'un « grand nombre de salariés de toutes professions et générations aient su relever le défi » pour cette quatrième journée d'action de 2010.

Des grosses agglomérations aux villes moyennes, les cortèges ont été fournis. « Sarko, le déambulateur est-il fourni avec la réforme ? », « Je veux revoir mes 60 ans » ou « Retraite : Premier ministre six mois, parlementaires six ans, ouvrier 42 ans, cherchez l'erreur !!! », pouvait-on lire sur des pancartes. « Faisons aWoerther la réforme des retraites », invitait un slogan.

A Paris, 47.000 personnes ont défilé selon la police, tandis que la CGT en a recensé 130.000 contre 90.000 la dernière fois. Deux fois plus de monde aussi à Nancy, Strasbourg, Tarbes ou Angoulême.

A Marseille, les manifestants étaient 14.500 (police) à 120.000 (syndicats), à Bordeaux 25.000 à 70.000, à Toulouse 19.000 à 60.000.

Clin d'oeil au Mondial de football, des vuvuzelas ont résonné dans plusieurs cortèges.

Le rendez-vous à l'Elysée de Thierry Henry a aussi alimenté bons mots et critiques, les syndicats épinglant un président qui « passe son temps à écouter les états d'âmes d'un footballeur qui gagne 15 millions par an ».