35 H : négociations en vue

Publié le 30/01/2012
Nécessaire flexibilité pour préserver la compétitivité ou chantage à l'emploi ?
35 H : négociations en vue
35 H : négociations en vue
Nécessaire flexibilité pour préserver la compétitivité ou chantage à l'emploi ?

© Le Républicain Lorrain, Lundi le 30 Janvier 2012 / IG /

 

 

 

 Les pactes compétitivité-emploi, très pratiqués en Allemagne et réclamés depuis longtemps par le Medef, sont un moyen assumé de tourner la page des 35 heures. Le Président a demandé hier aux partenaires sociaux, qu'il sait majoritairement hostiles au sujet, d'entamer des discussions pour aboutir d'ici deux mois à des « accords compétitivité-emploi » permettant aux entreprises de s'adapter au marché.

L'accord compétitivité-emploi « s'imposera à la loi et aux contrats individuels », a-t-il précisé. Le principe est simple : permettre aux entreprises de négocier le temps de travail des salariés en fonction de l'activité du moment, avec une réduction souvent proportionnelle du salaire, en échange d'une garantie de maintien des emplois. Ces accords s'appliqueront « si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise, pas une branche ». Le Président a affirmé hier qu'il proposerait au Parlement «une disposition pour gérer la période transitoire en attendant l'accord».

Dix jours après avoir réuni les syndicats et annoncé une première série de mesures pour l'emploi relativement consensuelles, le président choisit désormais d'affronter les syndicats. Parmi les syndicats de salariés, seule la CFDT avait jusqu'ici accepté d'en débattre tout en posant des conditions. Ces derniers rappellent le précédent du site de Continental à Clairoix (Oise), fermé en 2010, malgré un accord fin 2007 sur le retour aux 40 heures par semaine, qui devait assurer sa survie jusqu'en 2012.