54 % pour une « grève générale »

Publié le 15/10/2010
Les Français sont favorables à 54 % à ce que « les syndicats organisent une grève générale comme en 1995 » si le gouvernement refuse de revenir sur sa décision de repousser l'âge de départ à la retraite, selon un sondage BVA pour Canal Plus.
54 % pour une « grève générale »
54 % pour une « grève générale »
Les Français sont favorables à 54 % à ce que « les syndicats organisent une grève générale comme en 1995 » si le gouvernement refuse de revenir sur sa décision de repousser l'âge de départ à la retraite, selon un sondage BVA pour Canal Plus.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 15 Octobre 2010 / IG /

 

 Les plus favorables sont les 25 à 34 ans (68 %), les salariés du secteur public (71 %) et les ouvriers (70 %). Les plus de 65 ans sont au contraire seulement 35 % à y être favorables. Le sondage portait aussi sur les anticipations des Français, avec la question « Avez-vous le sentiment que la mise en place de la réforme des retraites est susceptible de déboucher dans les mois qui viennent sur un mouvement social important ou une paralysie du pays comme en 1995 ? ». 66 % ont répondu « oui » (24 % « oui tout à fait », 42 % « oui plutôt') et 32 % « non » (28 % « non pas vraiment », 4 % « pas du tout'). 2 % ne se prononcent pas.

Des chiffres« incontestables »

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a annoncé qu'il allait formuler des propositions afin que le chiffrage de manifestants annoncé par la police ne « puisse plus être contesté », refusant de dévoiler le contenu de ces propositions. Le nombre de participants aux manifestations donne lieu, depuis des décennies, à une bataille de chiffres entre les syndicats et le gouvernement, avec des écarts allant parfois du simple au triple. Lors de la mobilisation mardi, CGT et CFDT avaient annoncé 3,5 millions de manifestants à travers la France, et le ministère de l'Intérieur 1,2 million. « Ce qui est en jeu, c'est moins la fiabilité reconnue des méthodes de la police que la capacité de notre société à faire confiance à des chiffres établis de manière sincère, précise et loyale par la police », a estimé le ministre de l'Intérieur.