64,7 millions d'habitants

Publié le 20/01/2010
Nous sommes 64,7 millions d'habitants en France. Les femmes font toujours plus de bébés et l'espérance de vie augmente de deux mois.
64,7 millions d'habitants
64,7 millions d'habitants
Nous sommes 64,7 millions d'habitants en France. Les femmes font toujours plus de bébés et l'espérance de vie augmente de deux mois.

Mercredi 20 Janvier 2010, © Vosges Matin / LE FAIT DU JOUR / LE FAIT-DU-JOUR

 

La France (métropole et Dom) comptait 64,7 millions d'habitants au 1er janvier 2010, en hausse de 346.000 personnes en un an, la fécondité restant une des plus élevées d'Europe malgré un très léger fléchissement, juste sous les deux enfants par femme, a annoncé l'Insee hier. Autre fait notable de 2009, le nombre de Pacs a continué d'augmenter (+20% à 175.000), pour atteindre deux pactes pour trois mariages contre un pour deux en 2008, selon le bilan démographique 2009 de l'Insee, qui précise que toutes les données sont provisoires. Après un chiffre record de deux enfants par femme en 2008, la fécondité des Françaises a très légèrement fléchi en 2009 pour atteindre 1,99 enfant par femme en âge de procréer, mais elle ' figure toujours parmi les plus hautes d'Europe', souligne l'Institut de la statistique. Avec 821.000 bébés nés en 2009, le nombre de naissance baisse légèrement, ' mais reste supérieur à la moyenne des dix dernières années' tandis que le nombre de décès augmente peu (546.000). Au 1er janvier 2010, 64,667 millions de personnes résidaient en France, dont 62,8 millions en métropole et 1,9 million dans les Dom. Avec les 780.000 résidants des collectivités d'outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et- Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la population de l'ensemble de la France atteint 65,4 millions d'habitants. L'Insee indique aussi qu'au 1er janvier, ' pour la première fois, la population des 27 pays de l'Union européenne dépasse les 500 millions d'habitants'. Deux mois de plus L'espérance de vie en France, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, a progressé de deux mois en 2009, une donnée qui prend un relief tout particulier en cette année de réforme annoncée des retraites et de la prise en charge de la dépendance. Les hommes ont une espérance de vie de 77,8 ans en 2009, au lieu de 77,6 en 2008 et 77,4 en 2007; les femmes, elles, avec une espérance de vie à 84,5 ans en 2009, reprennent leur constante progression, après avoir perdu un mois en 2008 (à 84,3 ans). Pour les femmes, l'Insee explique ces deux mois gagnés en 2009 par 'la baisse de la mortalité entre 70 et 90 ans '. Même explication pour les hommes, à la seule différence qu'elle porte sur la tranche d'âge entre ' 70 et 79 ans'. En Europe, seules les Espagnoles ont une espérance de vie supérieure de quelques mois à celle des Françaises. Les hommes sont aussi au-dessus de la moyenne de l'UE (76,2 ans en 2008), mais Suédois et Espagnols sont au-dessus de 79 ans. Selon l'Insee, l'espérance de vie à 60 ans en 2009 est de 22,2 ans pour les hommes et de 27 ans pour les femmes, alors qu'elle était respectivement de 20,2 ans et 25,3 ans en 1999. Ces données publiées hier s'inscrivent dans une tendance de long terme. Mais elles ne sont pas anodines à l'heure du ' rendez-vous 2010 ' des retraites et alors que le gouvernement a promis de s'atteler aussi à la question de la prise en charge de la dépendance. La réforme des retraites de 2003 a posé le principe d'un rapport constant entre espérance de vie d'un côté et durée de la vie active. En clair: plus on vit longtemps, plus on doit travailler longtemps. C'est le principe qui a déjà conduit au passage progressif de la durée de cotisation de 40 à 41 ans, d'ici 2012. Et qui devraient selon certains conduire à un nouvel allongement. 'Nous avons aujourd'hui 1,8 cotisant pour un retraité, dans une dizaine d'années nous serons à 1,5 et en 2050, à 1,2 cotisant pour un retraité', a exposé le ministre du Travail Xavier Darcos devant le Sénat la semaine dernière, ne voyant pas 'd'autre solution que de travailler plus longtemps '. Mais si la progression de l'espérance de vie apporte de l'eau au moulin des partisans d'un allongement de la vie active, certains rejettent cette solution. A l'aube du 'rendez-vous' 2010, des syndicats comme la CGT, FO et la CFTC, et des membres de l'opposition, plaident plutôt pour de nouvelles sources de financement (élargissement de l'assiette des cotisations, hausse de la CSG, fin de certaines exonérations ou encore taxation des bénéfices des entreprises). La CFDT, elle, ne ferme pas la porte à l'allongement de la durée de cotisation, mais n'acceptera pas de toucher à l'âge légal de 60 ans, que le Medef et une partie de la majorité réclament.