Air France : prévisions de trafic en hausse

Publié le 01/11/2011
Hier, au troisième jour de la grève des stewards et hôtesses d'Air France, deux syndicats minoritaires, la CFDT et la CFTC, ont quitté le mouvement.
Air France : prévisions de trafic en hausse
Air France : prévisions de trafic en hausse
Hier, au troisième jour de la grève des stewards et hôtesses d'Air France, deux syndicats minoritaires, la CFDT et la CFTC, ont quitté le mouvement.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 01 Novembre 2011 / IG
 
Air France annonce un programme proche de la normale avec 90 % du trafic assuré. Photo AFP

La compagnie Air France a affirmé hier avoir été en mesure d'assurer « plus de 90 % de son programme, soit un niveau supérieur aux 85 % annoncés la veille ».

Plus de 120 000 passagers ont été transportés « ce qui est proche d'une journée d'exploitation normale », a précisé un communiqué de la direction.

Cet objectif a été rendu possible par la reconduction de mesures, déjà prises par la direction depuis le début de la grève, comme le recours aux compagnies partenaires et aux filiales, la limitation du nombre de passagers par avion sur la base d'une hôtesse ou steward pour 50 passagers, et le renfort d'environ 200 cadres.

La CFTC, qui a recueilli 8 % des voix aux élections professionnelles de mars dernier, et la CFDT (4 %), l'un et l'autre à l'origine de la grève contre une réduction du personnel de cabine avec l'Unsa (22 %), le SNPNC-FO (21 %), la CGT (10 %) et SUD (6 %), ont décidé de sortir du conflit après avoir négocié une garantie de l'emploi jusqu'à fin 2012 avec la direction.

« Essoufflement »

L'Unac (CFE-CGC), principal syndicat des quelque 15 000 hôtesses et stewards de la compagnie (28 % des voix), ne s'était pas joint au mouvement.

Pour la direction, la décision des deux syndicats minoritaires est « une bonne nouvelle qui vient confirmer l'essoufflement du mouvement (et qui) est bien la preuve que la porte du dialogue n'a jamais été fermée avec les syndicats », a déclaré Jean-Charles Trehan, directeur des relations presse d'Air France.

L'Unsa et le SNPNC-FO se sont étonnés de la décision conjointe de la CFDT et de la CFTC. « Il y a quand même un problème, la direction négocie avec deux syndicats qui ne sont pas représentatifs. Cela ne va pas », a déploré Stéphane Chausson, de l'Unsa.

Selon le délégué syndical CFDT, Cyril Jouan, les deux syndicats ont « obtenu des garanties sur l'emploi jusqu'à fin 2012 ». Ils seront associés à la présentation de la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) sur trois ans, ce qui leur permettra de disposer d'une plus grande visibilité sur l'emploi dans l'entreprise.

Hier matin sur RMC, le ministre délégué aux transports Thierry Mariani a de nouveau qualifié cette grève d'« irresponsable » et craint que celle-ci se traduise par de « nouvelles pertes » financières pour la compagnie confrontée à une rude concurrence.

De son côté, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée Jérôme Cahuzac a regretté qu'« il n'y ait pas de dialogue social pour prévenir ce type d'incident ». Pour Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, « il y a une légitimité complète des salariés d'Air France, c'est les conditions de travail qui se dégradent, des questions de sécurité, et derrière, ce sont des emplois menacés. »