Alstom : défilés et pétitions

Publié le 01/06/2011
Manifestations hier en France et en Allemagne contre un projet de restructuration mondiale visant plus de 4.000 emplois
Alstom : défilés et pétitions
Alstom : défilés et pétitions
Manifestations hier en France et en Allemagne contre un projet de restructuration mondiale visant plus de 4.000 emplois

L'Est Républicain, Mardi le 31 Mai 2011 / Région Lorraine

 

Paris. Les syndicats européens d'Alstom, qui ont appelé hier à une journée d'action, ont peu mobilisé en France, davantage en Allemagne, pour réclamer une réduction des suppressions de postes prévues dans le cadre d'une restructuration mondiale visant plus de 4.000 emplois.

En Allemagne, les actions ont touché plusieurs des 24 sites que compte le groupe dans le pays avec notamment une manifestation ayant réuni 1.400 personnes à Mannheim (sud-ouest), où 470 postes d'Alstom Power doivent être supprimés, selon un porte-parole du syndicat IG Metall.

Le porte-parole a aussi mentionné une assemblée générale dans l'usine de Salzgitter en Basse-Saxe (nord) qui appartient à la division transports du groupe, et où environ 5.000 salariés étaient descendus la semaine dernière dans la rue pour protester contre le projet de 700 suppressions de postes en raison de la délocalisation partielle de l'activité en Pologne.

Plus d'une centaine d'emplois devraientdisparaître à Belfort

L'Allemagne est le pays le plus touché par le plan de restructuration annoncé en octobre, qui vise d'ici mars 2012 environ 4.000 postes dans le monde dans la branche Énergie (turbines et centrales électriques). Selon Patrick Maillot, délégué central CFDT, quelque 1.300 suppressions de postes sont également prévues dans la branche transports d'Alstom, ce qui au total porterait à 3.500 le nombre de postes supprimés en Europe.

En France, la journée d'action a été peu suivie hier selon le responsable syndical, la mobilisation s'étant souvent résumée à la remise de pétitions aux directions des différents sites. Le site de Belfort (branche Énergie) est le seul site français affecté par la restructuration, avec plus d'une centaine d'emplois qui devraient disparaître. « Ce que nous réclamons à la direction du groupe, c'est de ne pas supprimer d'emplois et d'étudier toutes les alternatives possibles en application de l'accord européen conclu au premier trimestre 2011 sur la gestion des compétences », a détaillé Patrick Maillot.