Après les urnes, la rue

Publié le 23/03/2010
La plupart des syndicats ont appelé les salariés à exprimer aujourd'hui par des grèves et manifestations leur mécontentement de la situation sociale avec l'espoir d'être entendus par le gouvernement, deux jours après la cinglante défaite de la majorité aux élections régionales.
Après les urnes, la rue
Après les urnes, la rue
La plupart des syndicats ont appelé les salariés à exprimer aujourd'hui par des grèves et manifestations leur mécontentement de la situation sociale avec l'espoir d'être entendus par le gouvernement, deux jours après la cinglante défaite de la majorité aux élections régionales.

Mardi 23 Mars 2010, © L'Est Républicain / FRANCE MONDE

 
Des perturbations sont à prévoir à la SNCF, principalement dans les réseaux régionaux et dans les transport urbain de 45 villes.

176 défilés ou rassemblements programmés


Les syndicats s'attendent aussi à un fort mouvement dans la Fonction publique, notamment à l'Education nationale où 52% des enseignants des écoles maternelles et élémentaires seront en grève, selon le SNUipp-FSU. Annoncée au soir du sommet social du 15 février à l'Elysée, cette journée d'action interprofessionnelle, la première depuis le 6 octobre, constituera aussi, pour certains syndicats, un premier tour de chauffe de la mobilisation pour la défense des retraites. Les syndicats abordent toutefois ce rendez-vous revendicatif en ordre dispersé. CGT, CFDT, FSU, Solidaires (syndicats Sud et autres) et l'Unsa (autonome) feront cause commune, mais leurs priorités ne sont pas les mêmes. Pour la CFDT et l'Unsa, elles s'appellent emploi et pouvoir d'achat. Force ouvrière (FO) a appelé à l'action, autour d'un seul mot d'ordre : les retraites. La CFTC et la CFE-CGC ont préféré se tenir à l'écart de ce rendez-vous qualifié par la seconde de « fourre-tout ».Le 15 février, les syndicats étaient sortis de l'Elysée en regrettant que Nicolas Sarkozy se fût « limité à annoncer une série de rendez-vous », fin mars et le mois prochain, sur l'emploi, la situation des fonctionnaires et les retraites. Ils entendent tirer avantage de l'échec subi dimanche par le parti au pouvoir, l'UMP. « C'est bien d'autres orientations dans les domaines économiques et sociaux qui doivent être à l'ordre du jour le plus rapidement possible... », affirme la centrale de Bernard Thibault. Selon la CGT, 176 défilés ou rassemblements sont programmés aujourd'hui. Une femme cadre CFDT en région dit sous le couvert de l'anonymat s'attendre à « une mobilisation très militante, circonscrite aux adhérents », à l'exception du corps enseignant. Selon elle, « les salariés ne sont pas prêts à sortir dès lors qu'il n'y a pas une alternative économique et sociale crédible ».