Austérité : mobilisation modeste mais un avertissement tout de même

Publié le 14/12/2011
La nouvelle journée de manifestations contre le plan d'austérité du gouvernement a rassemblé hier plusieurs milliers de personnes dans tout le pays, une mobilisation modeste mais une forme d'avertissement aux élus à l'approche de l'élection présidentielle.
Austérité : mobilisation modeste mais un avertissement tout de même
Austérité : mobilisation modeste mais un avertissement tout de même
La nouvelle journée de manifestations contre le plan d'austérité du gouvernement a rassemblé hier plusieurs milliers de personnes dans tout le pays, une mobilisation modeste mais une forme d'avertissement aux élus à l'approche de l'élection présidentielle.

© L'Est Républicain, Mercredi le 14 Décembre 2011 / Ouverture France-Monde

 

Un billet géant a été déployé devant l'Assemblée. Photo AFP

La journée d'action, à l'appel de cinq syndicats -- CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa -- avait pour cible le deuxième plan de rigueur décidé début novembre par le gouvernement de François Fillon,

Le point fort était un rassemblement sur le pont de la Concorde à Paris devant l'Assemblée nationale, où était déployé, devant 3.500 à 5.000 personnes, un énorme billet de banque proclamant : « de l'argent pour les salaires et l'emploi en Europe, pas pour la finance ! ».

« Comme devraient le faire tous les gens de gauche »

Dès la matinée le numéro de la CGT Bernard Thibault avait prédit une « mobilisation moyenne ». « Je ne regrette pas l'initiative d'aujourd'hui, on a eu raison d'être là, sinon on leur laisse un boulevard pour une remise en cause encore plus grande », a-t-il lancé lors du rassemblement.

Selon lui, « les salariés sont fatigués de protester et de ne pas être entendus ». Mais le leader de la CGT n'entend pas baisser les bras et va proposer de nouvelles mobilisations le jour du sommet sur l'emploi convoqué par Nicolas Sarkozy en janvier.

Pour son homologue de la CFDT, François Chérèque, c'est le contexte « compliqué de crise économique » et « la période électorale » qui expliquent la faible mobilisation. « Les salariés attendent plus de changement par le politique que par les mouvements sociaux », selon lui.

Mais, ajoute-t-il, « c'est notre rôle d'organisations syndicales d'être présents pour dire au gouvernement qu'il doit trouver d'autres moyens pour gérer les dépenses publiques ».

Le candidat Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, était là « à l'appel des syndicats, comme devraient le faire tous les gens de gauche », a-t-il proclamé.

Dans de nombreuses villes de province, des manifestants ont battu le pavé, souvent devant les préfectures.