Ayrault pose les bases de la Conférence sociale

Publié le 30/05/2012
Le Premier ministre a entamé hier des rencontres avec les organisations patronales et syndicales en vue de la Conférence sociale prévue en juillet.
Ayrault pose les bases de la Conférence sociale
Ayrault pose les bases de la Conférence sociale
Le Premier ministre a entamé hier des rencontres avec les organisations patronales et syndicales en vue de la Conférence sociale prévue en juillet.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 30 Mai 2012 / IG /

 

 

Le leader de la CGT, Bernard Thibault, parmi les syndicalistes reçus tour à tour hier à Matignon. Photo AFP

Un éventuel coup de pouce au SMIC, la retraite, la situation de l'emploi ou encore le pouvoir d'achat des salariés sont notamment à l'ordre du jour des entrevues bilatérales qui ont débuté hier à Matignon avec les leaders syndicaux et patronaux.

Une réunion plénière entre le gouvernement et les partenaires sociaux - les cinq confédérations et les trois organisations patronales seront cette fois-ci autour de la même table - est d'ores et déjà prévue le 5 juin prochain, selon le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, reçu en premier hier par Ayrault.

Cette réunion plénière aura pour but de trouver un accord sur la méthode, le calendrier et les sujets qui seront abordés lors de la Conférence sociale.

Sur le fond, Chérèque a précisé, à l'issue de son entrevue avec le Premier ministre, avoir réclamé la création d'une « Mission interministérielle sur les plans sociaux ». Il s'agirait « de réagir rapidement aux plans sociaux avec les ministères concernés, les partenaires sociaux et les collectivités territoriales quand elles sont impliquées », a-t-il dit.

Concernant le pouvoir d'achat, il a demandé que les aides publiques aux entreprises soient octroyées « en priorité aux entreprises qui aident leurs salariés à sortir de la zone SMIC ».

Chérèque s'est par ailleurs félicité du fait que le gouvernement préparait un décret étendant aux salariés ayant commencé à travailler à 18 ans et justifiant de 41 annuités de cotisation le départ à la retraite à 60 ans.

Il a précisé que la CFDT demandait que les périodes de chômage soient prises en compte dans le calcul des annuités cotisées.

Qu'il s'agisse des retraites ou d'un éventuel coup de pouce au SMIC, les deux mesures inquiètent le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME, patronat) Jean-François Roubaud. « Dans la conjoncture que nous connaissons, tout ça va avoir un coût qui va être très difficile à tenir », a-t-il déclaré. « L'amélioration du pouvoir d'achat des salariés doit se faire plutôt par des baisses de charges », a-t-il plaidé.