C'est parti

Publié le 11/11/2010
Pour les uns, cela aura été un sprint, pour les autres un marathon, c'est selon. Pour Nicolas Sarkozy, cela reste à l'arrivée une victoire, quand bien même personne ne se risque même à droite à se hasarder sur les effets électoraux à venir.
C'est parti
C'est parti
Pour les uns, cela aura été un sprint, pour les autres un marathon, c'est selon. Pour Nicolas Sarkozy, cela reste à l'arrivée une victoire, quand bien même personne ne se risque même à droite à se hasarder sur les effets électoraux à venir.

© L'Est Républicain, Jeudi le 11 Novembre 2010 / Ouverture France-Monde 

Car le combat, qu'il se soit déroulé sur le pavé des manifestants ou devant le Parlement, aura laissé des traces dans les esprits. Il paraît terminé : sans l'adouber ni revenir sur son hostilité pour le caractère injuste de la loi, la CFDT a déjà pris acte de la nouvelle situation. Avec la promulgation du texte, elle est entrée en vigueur hier, après sa parution au Journal Officiel. Elle avait été définitivement adoptée par le Parlement le 27 octobre, avant d'être validée par le Conseil constitutionnel. Treize articles écartés par le Conseil constitutionnel

La loi aura donc pour principal effet de repousser progressivement les deux bornes d'âge de départ (de 60 à 62 ans) et du taux plein (65 à 67 ans pour une pension sans décote), les sages l'ayant jugé conforme à la Constitution.

Une victoire, toutefois, pour ceux qui dénonçaient le passage en force de textes n'ayant que des liens lointains avec le dossier des retraites : treize articles du projet de loi ont disparu en route, écartés par le Conseil constitutionnel. Nicolas Sarkozy ne fait pas la fine bouche, qui se félicitait en début de semaine devant les cadres UMP d'avoir «fait vite » et «tenu face à la rue». Même si elle s'assimile, par son ampleur et sa persistance, à un authentique exploit en la matière, la bataille syndicale s'apprête à intégrer le chapitre du passé, malgré une neuvième journée d'action prévue le 23 novembre.

Antoine PETRY