Ce n'est pas un Grenelle. C'est un sommet social.

Publié le 18/01/2012
Le terme « sommet » peut évidemment paraître exagéré pour une rencontre dont l'organisation à moins de trois mois de la présidentielle a tout du coup médiatique et électoral.
Ce n'est pas un Grenelle. C'est un sommet social.
Ce n'est pas un Grenelle. C'est un sommet social.
Le terme « sommet » peut évidemment paraître exagéré pour une rencontre dont l'organisation à moins de trois mois de la présidentielle a tout du coup médiatique et électoral.

© Vosges Matin, Mercredi le 18 Janvier 2012 / Une-REM

 

Un petit retour en arrière permet de constater que ce rendez-vous avec le Président avait été réclamé l'été dernier par François Chérèque. La CFDT évoquait à l'époque l'urgence de débattre de la situation de l'emploi tellement dégradée. L'urgence n'a pas été validée par l'Elysée qui a donc attendu plusieurs mois avant de réagir. Il n'est jamais trop tard, dit-on. Il était grand temps en tout cas.

Celui qui a sollicité cette rencontre n'y vient pas les mains vides. François Chérèque fait en effet une proposition originale face à l'idée avancée par Nicolas Sarkozy d'une TVA dite sociale. Le responsable de la CFDT suggère plutôt de supprimer dix points de cotisations patronales et d'augmenter en parallèle les salaires et la CSG de 7 %. « Un choc de compétitivité important » selon lui qui bénéficierait aux entreprises sans nuire aux salariés.

La balle est dans le camp du patronat et du gouvernement. Ce dernier voudrait expérimenter une des réussites d'outre-Rhin qui explique pourquoi aujourd'hui l'Allemagne a diminué de moitié le nombre de ses chômeurs : en subventionnant le chômage partiel. Autre piste empruntée avec succès par nos voisins, le maintien dans l'emploi avec des baisses temporaires de durée du travail et de salaire.

Il n'y a rien de dégradant à s'inspirer d'initiatives couronnées de succès, d'autant qu'au point où on en est...

Gérard NOËL