CE RATP : le syndicat envisage de se porter partie civile

Publié le 08/12/2011
La CFDT demande des contrôles accrus
CE RATP : le syndicat envisage de se porter partie civile
CE RATP : le syndicat envisage de se porter partie civile
La CFDT demande des contrôles accrus

© L'Est Républicain, Jeudi le 08 Décembre 2011 / France-Monde

 

La gestion par la CGT du comité central d'entreprise de la RATP est mise en cause...

Photo MAXPP

La CFDT envisage de se porter partie civile dans l'enquête sur la gestion du comité d'entreprise de la RATP, a indiqué mercredi son secrétaire général François Chérèque, qui a prôné une expertise des comptes des CE pour éviter les « dérives ». « Nous ne sommes pas impliqués dans la gestion du comité d'entreprise de la RATP », a déclaré M. Chérèque sur Europe 1. « Je suis en train d'étudier avec notre équipe syndicale (l'hypothèse) de se porter partie civile pour savoir ce qui se passe », a-t-il poursuivi.

Plus généralement, le leader de la CFDT a souhaité que « les comités d'entreprise soient expertisés, comme les syndicats d'ailleurs, et que leurs comptes soient publiés ». « Il faut changer la loi », a-t-il dit. Selon lui, « expertiser les comptes, ça permettrait d'avoir de la visibilité » et d'avoir « moins de dérives ».

Alors que le président de la RATP Pierre Mongin a affirmé n'avoir aucun « instrument de contrôle » sur le CE, le patron de la CFDT a répondu : « Il est président du comité d'entreprise, le président de la RATP, donc s'il veut s'intéresser un petit peu à ce que le comité d'entreprise fait de son argent, il devrait le faire, c'est sa responsabilité ».

François Chérèque a également demandé la publication du rapport de Nicolas Perruchot (NC) sur le financement des organisations professionnelles et syndicales, qui a été rejeté la semaine dernière par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. M. Chérèque a prévenu qu'il était prêt à « dire dans la presse, s'il n'y a pas publication de ce rapport » ce qu'il a dit lors de son audition par la commission d'enquête.

Selon lui, « ce ne sont pas les syndicats qui sont attaqués dans ce rapport, c'est le financement des organisations patronales en particulier de la CGPME et le syndicalisme agricole et c'est cela que les députés ont voulu masquer », a-t-il aussi affirmé.