Chômage : début des négociations

Publié le 24/01/2011
Syndicats et patronat se retrouvent aujourd'hui pour commencer à négocier de nouvelles règles d'indemnisation des chômeurs.
Chômage : début des négociations
Chômage : début des négociations
Syndicats et patronat se retrouvent aujourd'hui pour commencer à négocier de nouvelles règles d'indemnisation des chômeurs.

Le Républicain Lorrain, Lundi le 24 Janvier 2011 / IG
 

 

Maurad Rabhi (CGT), autour de la table lors des dernières négociations, n'avait pas signé la convention. Photo AFP

Alors que les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) souhaitent reconduire la convention d'assurance chômage de 2009 expirant fin mars, leurs interlocuteurs (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) réclament des avancées. Ils en discutent aujourd'hui.

La dernière convention a notamment réduit de six à quatre mois la durée de travail minimale pour bénéficier d'allocations. En outre, un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé jusqu'à un plafond de deux ans (trois pour les seniors).

Mais, considère la CGT, ce système ne protège pas assez les précaires, alors que seule la moitié environ des demandeurs d'emploi sont actuellement indemnisés par l'Unedic. La centrale réclame l'ouverture de droits au chômage dès deux mois travaillés, « pour le noyau dur des précaires », explique Maurad Rabhi.

Acquis récents

CGT, CFDT, CFTC ou FO veulent aussi créer un système permettant de garder des indemnités non utilisées pour une période de chômage ultérieure. Une façon d'encourager à accepter un emploi, même risqué.

Les organisations se rejoignent aussi sur l'idée de cotisations patronales variant selon la durée des contrats, afin de « pénaliser les entreprises qui utilisent systématiquement des contrats courts », explique Stéphane Lardy (FO).

La marge de manoeuvre financière des gestionnaires de l'assurance chômage est toutefois limitée : « La situation de l'Unedic, avec un déficit cumulé de 11 milliards d'euros, réduit le champ des possibles », selon Lardy. L'Unedic a vu les rentrées de cotisations diminuer et les dépenses d'indemnisation augmenter avec la crise. Mais l'assurance-chômage table sur une baisse du nombre des demandeurs d'emploi pour réduire son déficit cumulé à 6,7 milliards d'euros fin 2014.

La CFDT, seul syndicat signataire en 2009, demande le maintien de certains acquis de 2009, qui ont permis selon elle « l'indemnisation de 312 000 personnes » qui n'auraient rien touché avec les règles précédentes.