Chômeurs en fin de droit : la pression monte

Publié le 06/02/2010
Syndicats et patronat ont recensé hier les solutions possibles face à l'augmentation des chômeurs en fin de droits, espérant parvenir à des " propositions communes" avant le sommet social du 15 février à l'Elysée et priant l'Etat d'apporter sa contribution financière.
Chômeurs en fin de droit : la pression monte
Chômeurs en fin de droit : la pression monte
Syndicats et patronat ont recensé hier les solutions possibles face à l'augmentation des chômeurs en fin de droits, espérant parvenir à des " propositions communes" avant le sommet social du 15 février à l'Elysée et priant l'Etat d'apporter sa contribution financière.

Samedi 06 Février 2010, © Vosges Matin / FRANCE

Quelle aide pour les chômeurs en fin de droits ?

La faiblesse de la reprise limite les possibilités de retrouver du travail et un million de demandeurs d'emploi arriveront au bout de leurs allocations chômage en 2010 (+18% comparé à 2009) selon Pôle emploi. Tous les chômeurs épuisant leurs droits à l'assurance chômage ne perçoivent pas l'ASS (allocation spécifique de solidarité) financée par l'Etat, ou le RSA (revenu de solidarité active) : 400 000 d'entre eux pourraient se retrouver sans revenu de remplacement cette année, et même 600 000 selon des syndicats. 'Tout le monde est convaincu qu'il y a un vrai problème et qu'il faut le régler, l'idée est d'essayer de se mettre d'accord ', a déclaré pour le patronat Dominique Tellier (Medef), après une réunion de deux heures et un nouveau rendez-vous, probablement le 12 février. Les syndicats mettent la pression pour le 12 février afin d'' avoir éventuellement des propositions communes ' (CFDT), ' d'être en capacité de dire des choses à l'Etat' (FO) et ' mettre en place de cofinancements' (CFE-CGC, CFTC). Ne manque que le feu vert patronal. Une contribution forte Un consensus a semblé se dégager lors de ce groupe de travail, sur le fait qu'' il n'y a pas de solution envisageable sans co-responsabilité Etat-partenaires sociaux' , a-t-il ajouté, en faisant observer que 'l'assurance chômage est déjà en déficit.' Jusqu'à présent, le Medef renvoyait le dossier à 'l a compétence exclusive du gouvernement.' La solution la plus évoquée serait de verser l'ASS à davantage de personnes : ' On demande que l'Etat mette une contribution forte car il n'a cessé de durcir les conditions d'accès à l'ASS depuis 1984 ', souligne la CFDT. La durée de travail requise dans les dix dernières années pour toucher l'ASS serait réduite et le plafond de ressources pris en compte serait relevé, ou individualisé, ce qui permettrait de toucher des chômeurs qui n'ont actuellement comme seule ressource que les revenus de leur conjoint. L'idée de mieux repérer les chômeurs bientôt en fin de droits, pour mieux les reclasser, fait aussi son chemin. La CGPME propose que l'embauche d'un chômeur en fin de droits soit exonérée de cotisations patronales pendant un an, comme sous les gouvernements Rocard et Juppé.