Conférence sociale les 9 et 10 juillet à Paris

Publié le 06/06/2012
Ayrault a réuni hier les organisations syndicales et patronales pour préparer la conférence sociale des 9 et 10 juillet sur fond de polémique avec le Medef.
Conférence sociale les 9 et 10 juillet à Paris
Conférence sociale les 9 et 10 juillet à Paris
Ayrault a réuni hier les organisations syndicales et patronales pour préparer la conférence sociale des 9 et 10 juillet sur fond de polémique avec le Medef.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 06 Juin 2012 / IG /

 

 

Jean-Marc Ayrault entouré de plusieurs ministres avait réuni les représentants des syndicats et du patronat, parmi lesquels Laurence Parisot (Medef) et Bernard Thibault (CGT). Photo AFP

La conférence sociale sera ouverte par le président François Hollande, au Palais d'Iéna à Paris et organisée en sept tables rondes (emploi, pouvoir d'achat, retraites, fonction publique...), a annoncé hier le ministre du Travail Michel Sapin. Une semaine après les avoir reçus séparément à Matignon, le Premier ministre avait réuni cette fois les numéros un des cinq organisations syndicales représentatives - CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC - et des trois patronales - Medef, CGPME, UPA - pour fixer la méthode de la conférence de juillet.

A la sortie, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a lancé sa première pique au gouvernement, déplorant un manque de concertation sur le décret retraite attendu aujourd'hui : « le dialogue social, cela veut dire de la concertation » pour « avoir un diagnostic » et des « compromis ». « Nous avons dit au Premier ministre et aux ministres que selon nous, cette méthode n'avait pas été scrupuleusement respectée sur le dossier des retraites », a-t-elle regretté.

Le gouvernement doit annoncer aujourd'hui son dispositif pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à 60 ans, une première brèche dans la réforme de 2010 qui porte l'âge légal à 62 ans.

Invité à commenter les propos de Parisot, le numéro un de la CFDT François Chérèque a répliqué vertement : « Lorsque M. (Xavier) Bertrand a décidé tout seul dans son bureau de revenir sur la réforme de 2010 (ndlr en août 2011) et de modifier le calendrier, on ne l'a pas entendue, c'était silence radio ».

De son côté, le leader de la CGT Bernard Thibault a jugé « positive » la démarche du gouvernement, mais « les résultats s'apprécient au fil des décisions concrètes », a-t-il prévenu.

Une des premières décisions du gouvernement sera un coup de pouce au Smic, promesse de campagne de Hollande et dont le montant sera dévoilé avant la conférence, a dit Sapin. Ayrault a déjà indiqué que la hausse serait inférieure à 5 % (soit moins de 55 EUR en net par mois).