Conférence sociale

Publié le 10/07/2012
"La CFDT est satisfaite d'une méthode qui est nouvelle" et salue "une forme de détente qu'on avait perdue ces dernières années"
Conférence sociale
Conférence sociale
"La CFDT est satisfaite d'une méthode qui est nouvelle" et salue "une forme de détente qu'on avait perdue ces dernières années"

© L'Est Républicain, Vosges Matin, Mardi le 10 Juillet 2012 / Ouverture France-Monde

 

 

Les sourires de Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole du gouvernement) et Bernard Thibault (CGT).

- François Chérèque (CFDT) : « La CFDT est satisfaite d'une méthode qui est nouvelle » et salue « une forme de détente qu'on avait perdue ces dernières années ». « La rigueur est toujours difficile à accepter, elle peut être comprise si elle est juste et partagée [...]. Tous les pays qui en Europe ont une démocratie sociale forte sont des pays qui réussissent y compris au niveau économique. Ce serait dommage qu'en France nous ne nous en rendions pas compte ».

- Bernard Thibault (CGT) : « Il ne faut pas - même si nous allons y participer activement - que sous couvert de négociation avec le patronat, on tergiverse sur des sujets d'urgence : la redéfinition des licenciements économiques, la mise à plat des aides publiques aux entreprises, les inégalités hommes/femmes ». « Dans chacune des tables rondes nous allons présenter sur chacun des thèmes ce qui, selon nous, appelle une intervention rapide du gouvernement, d'un ministre, voire du législateur ».

- Jean-Claude Mailly (FO) : « C'est le lancement d'un processus de discussion, ça ne veut pas dire qu'on sera d'accord sur tout ». Il a décrit « une rupture sur la forme », estimant que « sur le fond, on verra ». Evoquant « une rencontre très décontractée », il a lancé : « Vous le savez, le président de la République a de l'humour ».

- Laurence Parisot (Medef) : « J'ai dit au président et au Premier ministre que l'objectif numéro un était l'emploi, l'objectif numéro deux l'emploi et l'objectif numéro trois l'emploi ». « Pour cela il faut ouvrir une grande négociation sur le fonctionnement du marché du travail [...]. Le président a exprimé son souhait de voir le dialogue social inscrit dans la Constitution, nous secondons cette approche. Nous voudrions voir la liberté d'entreprendre inscrite également dans la Constitution ».

- Jean-François Roubaud (CGPME) : « J'espère un dialogue social à la hauteur de la situation économique de la France » et « que cette conférence permette de mettre sur la table tous les problèmes ». La CGPME « sera très vigilante à ce que l'économique soit toujours bien lié au social ».

- Bernard Van Craeynest (CFE-CGC) : cela montre « une ferme volonté à faire bouger les lignes, le président a souligné l'urgence de la situation sans, comme il l'a dit, noircir le tableau ». « Pour ne pas être dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne, nous voulons être maîtres de notre destin, il y a des engagements à prendre de part et d'autre ». « La compétitivité, nous pouvons en parler à condition qu'il soit clairement affiché qu'il ne s'agit pas de davantage de sacrifices pour les salariés mais des positions négociées avec des garde-fous ».