Doux : les syndicats refusent de se prononcer sur les offres de reprise

Publié le 24/08/2012
Les syndicats du volailler Doux ont dénoncé hier la pauvreté du plan de sauvegarde de l'emploi prévu par la direction, lors d'un comité central d'entreprise au siège de Châteaulin, et ils ont refusé de se prononcer sur les offres de reprise du pôle frais.
Doux : les syndicats refusent de se prononcer sur les offres de reprise
Doux : les syndicats refusent de se prononcer sur les offres de reprise
Les syndicats du volailler Doux ont dénoncé hier la pauvreté du plan de sauvegarde de l'emploi prévu par la direction, lors d'un comité central d'entreprise au siège de Châteaulin, et ils ont refusé de se prononcer sur les offres de reprise du pôle frais.

© L'Est Républicain, Vendredi le 24 Aout 2012 / Ouverture France-Monde + Vosges Matin

 Le CCE devait se prononcer le matin sur le rapport des administrateurs judiciaires sur les offres de reprise de ce pôle déficitaire qui emploie 1.700 personnes, avant de se pencher l'après-midi sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Mais face à un manque d'information et de transparence sur les offres de reprise, les syndicats ont été unanimes : « Nous avons refusé de nous prononcer sur les offres car elles ne sont pas suffisamment étoffées sur le plan social », a affirmé en fin d'après-midi Jean-Luc Guillard, délégué central CFDT.

 

Les candidats à la reprise - cinq offres ont été déposées le 10 août par les groupes Duc, Glon Sanders (filiale de Sofiproteol), Axereal, LDC et Tallec auprès du tribunal de commerce de Quimper, menaçant plus d'un millier d'emplois - ont jusqu'au 31 août pour présenter des offres améliorées. Les syndicats ont dit qu'ils se prononceraient lors d'un nouveau CCE prévu le 4 septembre. Le lendemain, le 5 septembre, le tribunal doit statuer sur les offres de reprise. La validité d'une sixième offre de reprise du site de Graincourt (Pas-de-Calais), déposée pour le compte d'une société iranienne mais jugée irrecevable juridiquement par les administrateurs, est également à l'étude.

De son côté, le gouvernement essaie de pousser de son côté les repreneurs à faire mieux. « Il n'y aura pas d'argent public sans un volet industriel fort et sans un volet social consistant », a ainsi affirmé le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot. Des rencontres, prévues hier entre le ministre de l'Agriculture et les candidats à la reprise auront finalement lieu la semaine prochaine.