Doux : offres de reprise « pas vraiment sérieuses »

Publié le 05/09/2012
Les représentants des syndicats de Doux, en faillite, se sont dits déçus hier des offres de reprise partielles présentées pour le pôle frais du géant de la volaille, réclamant le dessaisissement du tribunal de commerce de Quimper, qui les examinera aujourd'hui.
Doux : offres de reprise « pas vraiment sérieuses »
Doux : offres de reprise « pas vraiment sérieuses »
Les représentants des syndicats de Doux, en faillite, se sont dits déçus hier des offres de reprise partielles présentées pour le pôle frais du géant de la volaille, réclamant le dessaisissement du tribunal de commerce de Quimper, qui les examinera aujourd'hui.

© L'Est Républicain, Mercredi le 05 Septembre 2012 / France-Monde + Vosges Matin

 

 

 « Il n'y a aucune offre qui soit vraiment intéressante », a assuré Raymond Gouiffès, délégué central CGT, qui participait à un comité central d'entreprise au siège du groupe à Châteaulin. « Il n'y a aujourd'hui aucune offre qui soit compatible avec une évolution sociale sereine », a-t-il estimé lors d'une pause à la mi-journée. « Aucune offre n'est vraiment sérieuse », a-t-il insisté.

« Il n'y a pas grand-chose dans ces offres », a abondé Jean Luc Guillard, délégué syndical central CFDT, qui participait également à la réunion. « Je ne sais pas si tout a été fait pour sauver des emplois », a-t-il regretté. « 1.000 licenciements, c'est beaucoup ! » « Notre filière est tributaire de la crise, mais pas autant que d'autres. Elle a tout ce qui faut pour que ça marche », a-t-il assuré. « Nous demandons le dessaisissement du tribunal de commerce de Quimper », a assuré M. Gouiffès. « Nous demandons l'impartialité. Les patrons qui jugent des patrons, c'est une justice de classe ».

Les offres de reprises du pôle frais de Doux ne permettraient au mieux de ne sauver que 720 emplois sur les 1.692 du pôle frais, soit 972 emplois menacés (894 CDI et 78 CDD), selon la direction du groupe Doux.