Education Nationale : CE1-CM2, 13 % d'élèves très fragiles

Publié le 27/07/2010
Les évaluations auxquelles ont été soumis les élèves en cours d'année révèlent qu'il reste un noyau de 7 à 13 % des enfants en grande difficulté.
Education Nationale : CE1-CM2, 13 % d'élèves très fragiles
Education Nationale : CE1-CM2, 13 % d'élèves très fragiles
Les évaluations auxquelles ont été soumis les élèves en cours d'année révèlent qu'il reste un noyau de 7 à 13 % des enfants en grande difficulté.

 

 


 

 
 
Pour les CM2, l'évaluation a eu lieu en janvier.

Photo Pierre HECKLER

Les évaluations en CM2 étaient plus difficiles cette année que l'an passé. Le ministère a même dû faire appel à son département statistiques et évaluation pour revoir les résultats, afin de pouvoir les comparer avec ceux de 2009, d'après le premier syndicat d'enseignants dans le primaire, le Snuipp-FSU. Au final, les évaluations des élèves de CE1 et CM2 montrent cette année une stabilité du nombre des élèves en grande difficulté (7 à 13 %) par rapport à 2009.

Les trois quarts des élèves qui entreront en septembre en CE2 et les deux tiers des élèves qui entreront en 6e disposent de bons ou très solides acquis, selon ces tests nationaux. Passés en janvier pour les classes de CM2 et en mai pour les classes de CE1, ils sont destinés à mesurer leurs acquis en français et en mathématiques.

En CE1, le ministère de l'Education évoque un « très léger frémissement » favorable. La part des élèves rencontrant de grosses difficultés est sensiblement la même que l'an dernier : en français, 8 % des élèves de CE1 ont des acquis insuffisants (contre 9 % en 2009). Ils sont 10 % pour les mathématiques, comme en 2009.

Du côté des élèves du CM2, 7 %, comme l'an dernier, ont des difficultés importantes. En mathématiques, ils sont 13 % (15 % en 2009). Selon le Snuipp-FSU et le Sgen-CFDT, les résultats des évaluations de CM2 avaient initialement enregistré une baisse de 8 % en mathématiques, en raison notamment de la difficulté des exercices. Selon le ministère, ces résultats portent sur la collecte de 95 % des évaluations. L'an dernier, ils portaient sur la collecte de 78 % des évaluations de CM2 et 85 % de CE1.

Depuis leur mise en place à la rentrée 2008-2009, les évaluations ont fait l'objet de nombreuses critiques. Celles-ci portent sur la « confusion » entretenue entre évaluations « bilan » et « diagnostic », la date de passation dans l'année, le mode de correction (code binaire, absence de réussites partielles), qui font ainsi douter de sa rigueur scientifique. La crainte de mettre en concurrence les écoles était un autre argument avancé par certains maîtres d'écoles.

Bientôt du changement

Si bien qu'une concertation entre le ministère et les syndicats a été engagée ces dernières semaines, afin notamment de réfléchir à la date de passation dans l'année des évaluations dans les deux niveaux, selon des sources concordantes.

Trois scénarios sont à l'étude : des évaluations « bilan » en fin de CE1 et fin de CM2, des évaluations « diagnostic » en début de ces deux niveaux, ou alors en début de CE2 et début de sixième.

L'idée d'ajouter un troisième moment d'évaluation, en cours de collège (en cinquième ou quatrième) est aussi une hypothèse.