Emploi : 1.100 postes menacés

Publié le 04/04/2012
Les Technicolor manifestent contre le démantèlement
Emploi : 1.100 postes menacés
Emploi : 1.100 postes menacés
Les Technicolor manifestent contre le démantèlement

© L'Est Républicain, Mercredi le 04 Avril 2012 / France-Monde + Vosges Matin

 

Plusieurs centaines de salariés de Technicolor, (ex-Thomson), ont manifesté hier contre les menaces qui pèsent sur près de 1.100 emplois et pour réclamer l'intervention de l'Etat face aux risques de démantèlement du groupe. 600 manifestants, qui ont répondu à l'appel commun de la CFDT, CFE-CGC, CGT, UNSA et SUD (300 selon la police), ont défilé autour du siège du groupe à Issy-les-Moulineaux, près de Paris.

« On était 60.000 chez Thomson en 2003 et nous ne sommes plus que 17.000 aujourd'hui ! On pense que l'on va vers le démantèlement du groupe », a dit un responsable syndical Unsa.

Fin février, le groupe français de technologies pour les médias Technicolor a annoncé un nouveau plan de restructuration sur trois ans, après avoir enregistré en 2011 une perte nette de 324 millions d'EUR. Le groupe avait déjà annoncé en décembre un plan de suppression de 600 postes dans le monde, dont 125 en France.

Mais aujourd'hui, pour les syndicats ce sont plus de 1.100 postes qui sont menacés : 350 à Angers, 330 à Saint-Cloud, 70 à Issy-les-Moulineaux, 44 à Rennes, ainsi que 300 intermittents du spectacle à Saint-Cloud et 28 prestataires à Rennes. Dernier site de production du groupe en Europe, l'usine d'Angers, qui produit des décodeurs, et emploie 350 personnes, est menacée. Fin février, le groupe a nommé un mandataire et acté l'arrêt de la production de décodeurs au-delà de 2012.

A la mi-mars, Technicolor a annoncé qu'il allait céder au Suédois Ericsson sa branche de services de régies audiovisuelles, de supports de production en direct et de gestion de contenus. 630 emplois sont concernés. Les manifestants ont interpellé l'Etat « qui peut intervenir pour sauver l'activité industrielle, comme pour Lejaby ou Photowatts. Il suffirait que France Télécom décide de faire produire son nouveau décodeur en France, et non en Asie, pour que le site d'Angers soit sauvé ».