En novembre 2010, le Parlement adoptait la réforme des retraites...

Publié le 18/03/2012
En novembre 2010, le Parlement adoptait la réforme des retraites, repoussant de 60 à 62 ans l'âge légal de départ, tout en allongeant la durée de cotisation à 41,5 ans.
En novembre 2010, le Parlement adoptait la réforme des retraites...
En novembre 2010, le Parlement adoptait la réforme des retraites...
En novembre 2010, le Parlement adoptait la réforme des retraites, repoussant de 60 à 62 ans l'âge légal de départ, tout en allongeant la durée de cotisation à 41,5 ans.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 18 Mars 2012 / Région
 
La réforme des retraites, repoussant de 60 à 62 l'âge légal de départ, tout en allongeant la durée de cotisation à 41,5 ansest l'une des mesures les moins populaires de Nicolas Sarkozy. Plus de la moitié des Français la désapprouve. Photo archives RL/Pierre HECKLER

Aujourd'hui, c'est, après le bouclier fiscal, la mesure la moins populaire de Nicolas Sarkozy, désapprouvée par 55 % des Français, selon un sondage TNS-Sofrès. Son entrée en vigueur, commencée le 1er juillet dernier, doit s'étaler jusqu'en 2017, pour un retour à l'équilibre du régime d'assurance vieillesse en 2018. Mais cet objectif est déjà remis en cause par la dégradation de l'emploi, donc des rentrées de cotisations dans les caisses.

Débat national

La loi prévoit un débat national dès l'année prochaine, concession faite à la CFDT. La présidentielle devait donc permettre aux candidats d'avancer de nouvelles idées, d'autant que cela reste un dossier prioritaire pour près d'un Français sur deux (d'après un sondage pour la Mutualité Française).

Les challengers sont les plus audacieux : François Bayrou, qui ne souhaite pas revenir sur la réforme, est le seul à proposer un système de retraites par points. Au contraire, Jean-Luc Mélenchon veut un départ à 60 ans pour tous et à taux plein. Le candidat du Front de Gauche critique aussi l'idée de l'actuelle majorité d'indexer l'âge d'ouverture des droits à la retraite sur les gains annuels d'espérance de vie (trois mois par an en moyenne). « C'est une aberration », tonne Mélenchon. « Si on vit plus vieux, c'est parce que l'on travaille moins. » Les « grands » candidats sont plus discrets. Soucieux de ne rien proposer qu'il ne pourrait financer, François Hollande est prudent : alors que le retour aux 60 ans figure dans le programme du Parti socialiste, son champion ne le promet qu'à ceux qui travaillent depuis l'âge de 18 ans. Pour les autres, le candidat socialiste renvoie à la concertation entre partenaires sociaux.

Les favoris ne se mouillent pas non plus sur le financement de la Sécu, l'autre grand « trou » dans les comptes publics. Sans doute parce que, comme pour les retraites, le retour à l'équilibre est jugé trop dépendant des courbes du chômage.

Des propositions sont faites pour les familles, notamment du côté socialiste, tandis que le financement de la branche pourrait être totalement refondé avec la TVA sociale lancée par Nicolas Sarkozy. Le Président-candidat a, en revanche, renvoyé une nouvelle fois à plus tard le chantier d'une branche « dépendance ».

Simon BARTHÉLÉMY.