Enorme marché chinois : Air France Le groupe veut y ouvrir deux usines de maintenance

Publié le 01/09/2012
AIR FRANCE veut construire deux usines de maintenance d'avions en Chine pour capturer une part d'un marché de 3 % par an, a déclaré hier un porte-parole de la compagnie.
Enorme marché chinois : Air France Le groupe veut y ouvrir deux usines de maintenance
Enorme marché chinois : Air France Le groupe veut y ouvrir deux usines de maintenance
AIR FRANCE veut construire deux usines de maintenance d'avions en Chine pour capturer une part d'un marché de 3 % par an, a déclaré hier un porte-parole de la compagnie.

© L'Est Républicain, Samedi le 01 Septembre 2012 / France-Monde  et Vosges Matin

 

Les deux centres, l'un à Xi'an dans le centre de la Chine, et l'autre à Shanghai, ouvriront au premier trimestre 2013, ont indiqué des sources proches de la compagnie. La maintenance, la réparation et la révision des avions commerciaux est un énorme marché, évalué à 50 milliards de dollars dans le monde. Air France table sur une croissance de 3 % par an sur les dix prochaines années, en particulier en Asie. Des sociétés spécialisées, les grandes compagnies aériennes comme Air France et Lufthansa et les constructeurs comme Boeing et Airbus se disputent ce marché lucratif.

Air France Industries (AFI), branche maintenance du groupe Air France KLM, a réalisé en 2010-2011 un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros dans ses prestations pour des compagnies tierces avec un résultat d'exploitation positif de 110 millions d'euros. « Ce projet de développement en Chine va dynamiser l'activité mondiale de l'entreprise et lui permettre de capter de nouveaux clients dont une partie des nouvelles commandes viendra à terme alimenter nos activités basées en France. Il ne s'agit en aucun cas de transférer une activité actuellement effectuée en France », a souligné le porte-parole.

Béatrice Lestic, secrétaire générale du Syndicat CFDT du groupe, explique : « Notre plus gros concurrent, c'est Lufthansa Technik, qui a déjà fait ça... Ces parts de marché nous échapperont de toute manière si nous n'y allons pas ». Elle a cependant ajouté que les syndicats seraient attentifs à tout risque de délocalisation.